Le Maroc reste le premier fournisseur de fruits et légumes, avec des importations totales de…
Intempéries au Maroc: les Pays-Bas frappés par des pénurie de fruits et légumes
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Les perturbations métérologiques de ces dernières semaines Maroc affectent les marchés européens, dont les Pays-Bas, avec des rayons partiellement vides et des menaces de hausse des prix dans les mois à venir.
Les fortes pluies enregistrées ces dernières semaines au Maroc, ainsi qu’en Espagne, impactent les chaînes d’approvisionnement européennes. Aux Pays-Bas, en particulier, plusieurs supermarchés signalent une baisse de disponibilité de certains fruits et légumes frais, avec des rayons parfois vides.
Dans un supermarché Albert Heijn à Hilversum, une affichette informe les clients que «les mauvaises conditions météorologiques en Espagne et au Maroc» entraînent un approvisionnement réduit, rapporte la presse néerlandaise. Sont principalement concernés les fruits rouges (fraises, framboises, myrtilles), les tomates, certaines herbes aromatiques ainsi que les légumineuses.
À cette période de l’année, le Maroc constitue, aux côtés de son voisin du nord, un fournisseur clé du marché néerlandais en produits agricoles frais. Mais les précipitations abondantes et les conditions climatiques défavorables récentes compliquent les récoltes et ralentissent les cycles de maturation. Les températures plus fraîches et le manque d’ensoleillement retardent également la maturation des produits, affectant les volumes exportés.
Dans un récent article, nous rapportions en effet que les producteurs de fruits rouges au Maroc sont durement touchés par les effets des récentes inondations. Si les zones de production se situent en dehors des secteurs les plus inondés, elles ne sont néanmoins pas épargnées par des dégâts importants: les fortes pluies et les vents violents ont causé d’importantes pertes, notamment dans les serres.
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Selon Amine Bennani, président de l’Association marocaine des producteurs de fruits rouges, cité par le site spécialisé Fresh Plaza, au moins 10 % de la superficie cultivée dans le Loukkos aurait été endommagée. À cela s’ajoute l’indisponibilité de la main-d’œuvre, traditionnellement fournie par Ksar El Kébir, vidée de la majorité de sa population. Ce qui complique davantage la situation des exploitations, en particulier dans la région de Larache et ses environs, principal bassin de production.
A terme, ces tensions sur l’offre pourraient se traduire par une hausse des prix. «Si des pénuries apparaissent maintenant, les prix finiront par augmenter», prévient Cindy van Rijswick, stratégiste spécialisée dans les fruits, légumes et l’horticulture chez Rabobank, citée par NL Times.
Après une année 2025 marquée par une relative stabilité de l’approvisionnement, la situation actuelle rappelle la vulnérabilité des chaînes agricoles face à la multiplication des épisodes météorologiques extrêmes. Un phénomène appelé à s’intensifier avec le changement climatique, et dont les effets dépassent désormais largement les frontières des pays producteurs.
