Le frère du Premier ministre socialiste espagnol Pedro Sánchez a été renvoyé en procès jeudi…
Espagne: Pedro Sánchez balaie les accusations d’ingérence judiciaire
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Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a assuré vendredi n’avoir « jamais eu connaissance » d’une cellule visant au sein du Parti socialiste à interférer dans les enquêtes visant ses proches ou la formation politique, ni « donné son aval » à une telle initiative.
« Je n’ai jamais donné mon aval, je n’ai jamais eu d’informations (et) je n’ai jamais eu connaissance de quoi que ce soit, que je n’aurais jamais toléré », a-t-il affirmé en marge d’un sommet au Monténégro entre l’Union européenne et les pays des Balkans.
L' »affaire Leire Díez », du nom de l’ex-militante socialiste au coeur du dossier, fait les gros titres en Espagne depuis plusieurs jours et a accentué la pression sur le gouvernement de Pedro Sánchez.
Ce dossier judiciaire a pris une nouvelle ampleur depuis la perquisition du siège du PSOE le 27 mai et la révélation des premiers éléments de l’enquête ouverte depuis plusieurs mois, consultés par l’AFP.
Pour les enquêteurs, une organisation structurée avait été mise en place autour de Leire Díez et de Santos Cerdán, ex-N.3 du PSOE, pour « déstabiliser de manière systématique et continue toute procédure judiciaire ou intervention policière susceptible d’avoir un impact, direct ou indirect, sur les intérêts du PSOE ou du gouvernement ».
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Dans leur compte-rendu écrit de leurs investigations, ils pointent notamment trois rencontres en 2024 et 2025 entre Leire Díez et Mercedes González, directrice générale de la Garde civile, dont l’unité d’élite mène les enquêtes les plus complexes, notamment celles visant plusieurs proches du chef du gouvernement.
Dans un communiqué publié jeudi soir, la Garde civile a défendu sa directrice générale, et Pedro Sánchez, face à la presse vendredi, a dit maintenir toute sa « confiance » en Mercedes González, appelant à « laisser la justice faire son travail ».
Le chef du gouvernement a également dénoncé « le bruit intéressé » fait par l’opposition « sournoise » de droite et d’extrême droite qui appelle de plus belle ces derniers jours à sa démission et à la convocation d’élections anticipées, ce qu’il refuse.
