Face à la guerre, la Fed prédit une inflation tenace aux Etats-Unis

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Inflation sous pression : la Fed s’inquiète des effets durables de la guerre au Moyen-Orient
Jerome Powell, président de la Fed © DR

La Réserve fédérale américaine (Fed) s’attend mercredi à ce que les progrès en matière d’inflation patinent aux Etats-Unis du fait notamment de la guerre au Moyen-Orient.

La prudence reste de mise à Washington. Réunie pendant deux jours, la Réserve fédérale américaine a choisi de maintenir ses taux d’intérêt inchangés, tout en alertant sur une inflation plus persistante que prévu, alimentée notamment par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

Une inflation qui résiste

C’est le principal signal envoyé par la Fed : la désinflation ralentit. Désormais, l’institution table sur une inflation à 2,7% fin 2026, contre 2,4% anticipés auparavant.

Une révision à la hausse directement liée à la flambée des prix de l’énergie, conséquence du conflit en cours.
« L’impact sera visible à court terme », a prévenu Jerome Powell, évoquant un contexte marqué par une succession de chocs économiques depuis plusieurs années.

Des taux inchangés… pour l’instant

Sans surprise, la Fed a maintenu son taux directeur dans une fourchette de 3,50% à 3,75%, niveau en vigueur depuis décembre.

Le consensus est clair : pas de hausse en vue, mais une possible baisse limitée. La majorité des responsables monétaires envisage une seule réduction des taux cette année, d’un quart de point.

Un seul membre du comité, Stephen Miran, s’est prononcé en faveur d’une baisse immédiate.

Trump met la pression

Cette stratégie de prudence ne fait pas l’unanimité. Donald Trump continue de réclamer une politique monétaire plus accommodante, dénonçant des taux trop élevés qui freinent l’économie.

Sur sa plateforme, l’ancien président a interpellé directement Jerome Powell, appelant à une baisse rapide du coût du crédit.

Une économie sous tension énergétique

En toile de fond, c’est bien la hausse des prix de l’énergie qui inquiète. Le renchérissement du pétrole pèse déjà sur le pouvoir d’achat des ménages américains et sur les coûts de production.

Face à cette situation, l’administration américaine a annoncé plusieurs mesures pour contenir les prix, dont la suspension temporaire de certaines restrictions sur le transport de carburant.

Incertitudes et prudence stratégique

Malgré ces signaux, la Fed reste prudente. « Personne ne sait réellement quelles seront les conséquences du conflit », a insisté Powell, appelant à éviter toute conclusion hâtive.

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Entre inflation persistante, tensions géopolitiques et pressions politiques, la banque centrale avance sur une ligne de crête.

Une indépendance sous surveillance

Au-delà des questions économiques, un autre enjeu se profile : l’indépendance de la Fed.
Jerome Powell a tenu à rappeler qu’il resterait en poste tant que les procédures en cours le concernant ne seront pas totalement clarifiées.

Son mandat arrive à échéance en mai, dans un climat politique tendu, où la nomination de son successeur pourrait devenir un nouveau point de friction à Washington.

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