Vingt-trois personnes, soupçonnées d'avoir participé, pour le compte du clan de trafiquants marseillais "DZ Mafia",…
France : Un chef de la DZ Mafia en garde à vue pour tentative d’assassinat
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Un chef présumé de la DZ mafia, déjà en prison après une récente condamnation, a été placé en garde à vue mardi pour des soupçons de « préparation d’action violente », a-t-on appris de source proche du dossier, le quotidien Le Parisien évoquant une possible tentative d’évasion.
Gabriel Ory a été condamné en avril à Aix-en-Provence à 25 ans de réclusion pour avoir aidé à la préparation d’un double assassinat commis en 2019, avant la création de la DZ Mafia, l’organisation criminelle qui domine aujourd’hui le narcobanditisme à Marseille.
Mardi, il a été placé en garde à vue dans le cadre d’une affaire instruite à Marseille, a indiqué à l’AFP une source proche du dossier qui a requis l’anonymat.
Les investigations portent sur une « suspicion de préparation d’action, qui aurait pu être violente » et dont les autorités ont été alertées lors d’une surveillance antérieure au procès d’Aix-en-Provence, selon cette source qui rappelle que de nombreuses craintes entouraient la tenue des audiences.
Concernant une potentielle évasion, « tout ça reste à définir, à prouver », précise la source, soulignant que d’autres membres présumés de la DZ mafia sont mis en cause dans ce même dossier.
Le Parisien, qui a révélé le placement en garde à vue, indique mardi que l’enquête porte sur « un projet d’action violente -sans doute une évasion- fomenté depuis les entrailles de la prison ultra-sécurisée de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), déjoué (in extremis) par les services de police judiciaire marseillais au début du mois de mars. »
Mi-mars, le parquet de Marseille avait annoncé la mise en examen de quatre personnes en lien avec la DZ Mafia, soupçonnées de participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime en bande organisée et en vue d’un délit en bande organisée.
A l’époque le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, avait lui évoqué une affaire « qui laissait à penser qu’un projet d’action violente était en préparation ».
Il a ainsi mentionné « l’achat de tenues de policiers, de tenues de pompiers, de talkies-walkies, de gyrophares, brassards, fumigènes, des cordes, un appartement (…) pris en location ».
Toujours en mars, des téléphones portables avaient été saisis dans le quartier d’isolement de la prison d’Aix-Luynes, notamment dans une cellule que Gabriel Ory devait occuper quelques jours plus tard, lors de son procès.
