Gaza : des Marocains à bord de la flottille interceptée par Israël en Méditerranée

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Israël arrête cinq Marocains à bord de la flottille pour Gaza « Sumud » dans les eaux internationales
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Une cinquantaine de navires de la coalition «Global Sumud», partie de Turquie pour acheminer de l’aide à Gaza, a été arraisonnée lundi 18 mai par l’armée israélienne au large de Chypre. Parmi les 500 militants internationaux à bord se trouvent plusieurs ressortissants marocains, dont un journaliste, dont les proches sont aujourd’hui sans nouvelles.

L’inquiétude grandit pour les participants marocains de la flottille humanitaire internationale. Lundi matin, les forces navales israéliennes ont encerclé et pris le contrôle de plusieurs bateaux civils dans les eaux internationales, à quelque 250 milles nautiques des côtes de Gaza.

Parmi les navires ciblés figure le Gotico, à bord duquel se trouvait notamment le journaliste marocain Ayoub Ibnoulfassih. Le contact avec ce dernier a été brusquement rompu en fin de matinée, confirmant l’interception de son embarcation par le biais des balises de suivi en temps réel de l’organisation.

Prévoyant ce scénario, les volontaires avaient enregistré des messages vidéo avant leur départ. Dans sa séquence diffusée après l’assaut, Ayoub Ibnoulfassih y dénonce une « arrestation illégale » et exhorte l’opinion publique marocaine à se mobiliser pour exiger sa libération ainsi que celle de ses compagnons de route. Au moins trois autres navires transportant des Marocains ont subi le même sort.

Lire aussi. « Flottille pour Gaza »: la détention des militants validée en appel

Cette flottille, baptisée Global Sumud, avait levé l’ancre le 14 mai depuis le port de Marmaris, en Turquie. Elle rassemblait environ 500 militants pacifistes venus de 45 pays différents — dont d’importantes délégations irlandaise et indonésienne — bien décidés à briser le blocus maritime imposé à l’enclave palestinienne.

L’assaut s’est déroulé de manière pacifique, les militants ayant choisi de ne pas opposer de résistance physique face aux commandos de marine. Les organisateurs ont immédiatement réclamé l’intervention des gouvernements étrangers pour garantir la sécurité et la libération rapide de leurs ressortissants, qualifiant l’opération d’« enlèvement de bénévoles ».

À Jérusalem, les autorités israéliennes revendiquent pleinement cette interception. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a félicité ses troupes pour ce qu’il qualifie de « succès remarquable » face à une « provocation malveillante ». Le ministère israélien des Affaires étrangères a justifié l’assaut en affirmant que la présence de certaines ONG turques à bord servait les intérêts du Hamas, tout en rappelant qu’Israël ne tolérerait aucune violation de son blocus naval.

L’incident a immédiatement provoqué de vives tensions politiques en Méditerranée. La Turquie a ouvertement condamné l’intervention de l’armée israélienne, qualifiant l’opération d‘« acte de piraterie » commis en dehors de toute juridiction légale. L’Espagne, par la voix de son chef de la diplomatie, a également dénoncé l’arraisonnement de ces navires civils en dehors des eaux territoriales d’Israël.

Il s’agit de la troisième tentative maritime de ce type en un an. Lors de la précédente confrontation en avril dernier, la marine israélienne avait intercepté une flottille similaire avant de relâcher et d’expulser la quasi-totalité des militants après quelques jours de détention.

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