Le Maroc, plaque tournante du trafic de cosmétiques contrefaits (rapport)

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Maroc, produits cosmétiques,

Une étude de l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle montre que la consommation intentionnelle de produits piratés et issus de la contrefaçon sont en nette hausse dans le Monde et identifie le Maroc comme étant l’une des plaques tournantes des cosmétiques contrefaits.

Intitulé « Mapping Global Trade in Fakes 2025 : Global Trends and Enforcement Challenges« , ce rapport a classé le Maroc au 24ème rang mondial des principales sources de produits de contrefaçon en 2020, selon les données douanières analysées. Le document précise toutefois que la Chine reste la principale origine de ces produits, représentant 45% des saisies déclarées en 2021.

Ce commerce de contrefaçon pèse lourdement sur l’économie mondiale, ayant atteint 467 milliards de dollars en 2021, selon le rapport. Les secteurs les plus touchés demeurent l’habillement, les chaussures et la maroquinerie, qui concentrent à eux seuls 62 % des marchandises saisies. Les auteurs de l’étude rappellent que la contrefaçon s’étend désormais à presque tous les aspects de la vie quotidienne.

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Si la Chine demeure le leader en matière de contrefaçon, d’autres régions, comme l’Asie, le Moyen-Orient et l’Amérique latine, jouent également un rôle important dans ce trafic. Le rapport identifie spécifiquement le Maroc comme une « destination non conventionnelle » pour les produits cosmétiques contrefaits en provenance de Chine. Le pays s’est ainsi classé au 10ème rang mondial entre 2020 et 2021 en tant que source et destination de ces produits spécifiques.

Les réseaux de contrefaçon exploitent les routes maritimes internationales et adoptent des stratégies de « localisation » pour produire les faux plus près des marchés cible. Ils profitent également du contrôle souvent plus souple des envois postaux : 65% des saisies concernent des colis ou courriers. Cela témoigne d’un recours accru à ces moyens d’acheminement rapides et moins surveillés, explique l’étude.

« Le commerce illicite met en péril la sécurité publique, enfreint les droits de propriété intellectuelle et freine la croissance économique. Le recours aux nouvelles technologies par les contrefacteurs complique davantage la lutte contre ce phénomène », alerte Mathias Cormann, secrétaire général de l’OCDE.

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