Une secousse tellurique de magnitude 4 degrés sur l’échelle de Richter a été enregistrée jeudi…
Zakia Driouch: « L’océan, un bien commun à protéger et valoriser »
Publié le
Les lampions se sont éteints sur le premier salon dédié aux secteur portuaire, maritime et logistique, SIPORTS, mais les propos de Zakia Driouch, secrétaire d’Etat chargé de la Pêche maritime continueront de faire écho auprès des participants. La responsable ministérielle appelant à faire de l’économie bleue, un réel pilier stratégique de développement.
Au Salon international des ports et de l’économie maritime (SIPORTS 2026), la secrétaire d’État Zakia Driouch a livré un plaidoyer structuré en faveur de l’économie bleue. Citant les orientations royales, elle a insisté sur la nécessité de concilier performance économique, préservation des ressources et inclusion sociale.
« Le Royaume du Maroc a fait du développement maritime un pilier structurant de son modèle de développement », a affirmé Zakia Driouch en ouverture de son intervention. La création en 2023 d’une commission nationale dédiée à l’économie bleue, rattachée au chef du gouvernement, illustre cette volonté de convergence des politiques sectorielles. Dans ce cadre, la modernisation du système portuaire est présentée comme un chantier stratégique : Tanger Med, Casablanca et le futur port d’Arla Atlantique doivent consolider le rôle du Maroc comme passerelle entre l’Afrique, l’Europe et le reste du monde.
Lire aussi. Le transport maritime entre le Maroc et le Portugal en hausse de 47,2% en 2024
La pêche maritime occupe une place centrale dans cette dynamique. Avec 22 ports de pêche, plus de 40 points de débarquement et une flotte de 470 navires hauturiers, 2 500 côtiers et 17 000 barques artisanales, le Maroc s’est hissé au premier rang africain en 2024, avec 1,4 million de tonnes débarquées. « Cet écosystème emploie directement plus de 270 000 personnes et génère un chiffre d’affaires à l’export d’environ 29 milliards de dirhams », a rappelé la secrétaire d’État. La feuille de route 2025‑2027 vise à renforcer cette trajectoire en portant les zones marines protégées de moins de 1 % à 10 % des eaux nationales, conciliant pêche responsable et préservation de la biodiversité.
Coopération sud‑sud et gouvernance internationale
Au‑delà des frontières, Zakia Driouch a insisté sur l’importance de la coopération. « En tant que pays à la croisée de l’Atlantique et de la Méditerranée, le Maroc a toujours prôné une approche de coopération en faveur de la durabilité et de la résilience de l’océan », a‑t‑elle déclaré, rappelant l’alignement sur l’agenda 2030 des Nations Unies. Sous les hautes orientations royales, six points de débarquement ont été aménagés en Côte d’Ivoire, au Sénégal, en Guinée et au Congo, contribuant à structurer les filières locales et à améliorer les conditions socio‑économiques des communautés de pêcheurs.
Sur le plan multilatéral, l’engagement avec la FAO, la Banque mondiale et d’autres partenaires traduit la conviction que « les défis de la gouvernance maritime, de la durabilité des ressources et de l’innovation technologique ne peuvent être relevés que collectivement ». Cette approche illustre la volonté du Maroc de se positionner comme acteur de premier plan dans la gouvernance des océans.
En plaçant l’océan au cœur de son modèle de développement, le Maroc ambitionne de devenir une référence mondiale de l’économie bleue. « C’est ensemble, avec conviction et détermination, que nous pouvons faire de l’océan un bien commun, réellement protégé et durablement valorisé », a conclu Zakia Driouch. Un message qui résonne comme une feuille de route politique et économique, mais aussi comme un appel à la responsabilité partagée.
