La Commission régionale de sécurité routière de Marrakech-Safi a tenu, mardi au siège de la…
Marrakech: lancement du Prix international Mohammed VI pour la sécurité routière (vidéos)
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Quelque 100 ministres et 3.500 délégués dont 1.500 experts, tous concernés par la sécurité routière, ont pris part à la 4e Conférence mondiale sur la sécurité routière, dont les travaux se sont ouverts ce mardi dans la ville ocre.
Marrakech est, depuis ce mardi, la capitale mondiale de la sécurité routière. La ville ocre accueille la 4e conférence mondiale sur la sécurité routière. Plus de 1500 délégués venus des quatre coins du monde se sont retrouvés pour parler d’un fléau qui tue, selon les chiffres de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), plus d’un million de personnes chaque année.
Placé sous le haut patronage du Roi Mohammed VI, l’événement, conjointement organisé par le ministère du Transport et de la Logistique et l’OMS, a été marqué par le lancement du Prix international Mohammed VI pour la sécurité routière. Ce prix, doté d’une enveloppe de 500.000 $, a été créé pour récompenser les initiatives innovantes en matière de lutte contre l’insécurité routière.
Pour sa 1ère édition, ce prix a été décerné ex aequo à l’instance mondiale en charge de la Santé et au Fonds des Nations Unies pour la sécurité routière, en reconnaissance de leurs efforts pour l’élaboration de stratégies globales de prévention et de réduction des risques routiers.
Mutualiser les expériences
Présentant le prix, Abdessamad Kayouh a indiqué qu’il sera décerné une fois tous les quatre ans à l’occasion de la tenue de la Conférence ministérielle mondiale. «Ce prix est un grand engagement de tout le Maroc pour la question de la sécurité routière», a déclaré Abdessamad Kayouh.
Il a aussi fait savoir que le congrès des ministres faisant suite à l’ouverture officielle devra être une lucarne de mutualisation des expériences qui ont permis à certains pays de réduire drastiquement le taux d’accidents et de mortalité sur les routes. «Le Maroc, bien sûr, va présenter son expérience, mettre en exergue ses réussites et ses défis», a déclaré le ministre.
Face aux participants, le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a égrainé les diverses mesures prises par son gouvernement pour atténuer le fléau des accidents. Il a cité, entre autres, l’adoption d’un nouveau Code de la route, le contrôle automatique des infractions, le perfectionnement des visites techniques des véhicules, la formation des conducteurs et l’amélioration des infrastructures routières.
Il a insisté sur la volonté de son pays d’aider ses pairs africains à améliorer la sécurité routière et à accélérer par là leur développement. Maître d’œuvre de cette organisation, l’Agence Nationale de la Sécurité Routière (NARSA) a établi un programme très riche et varié permettant de débattre sur les diverses thématiques liées à la sécurité routière, aussi bien par les experts présents que par la centaine de ministres présents à ladite conférence.
Au-delà des discours officiels
«Les ministres ne sont pas là pour faire seulement des discours officiels, mais ils seront challengés sur un certain nombre de thématiques par les différentes institutions en charge de la sécurité routière au niveau international», a tenu à préciser Benacer Boulaajoul, directeur général de la NARSA, dans une déclaration à la presse.
Les récipiendaires du Prix ont salué l’initiative et la distinction qui leur a été attribuée. Tedros Adhanom Ghebreyesu, le directeur général de l’OMS, a laissé entendre que «la plupart des accidents mortels sont évitables». Il a aussi appelé au changement, qu’il croit possible, «à travers notamment la mise en place de politiques visant à renforcer la sécurité sur les routes et à sauver des vies». Il a, à cet effet, souligné la nécessité de placer l’humain au centre des politiques liées aux infrastructures routières en accordant une attention particulière aux piétons et aux cyclistes.
Jean Todt, envoyé spécial de l’ONU pour la sécurité routière, a pour sa part relevé l’urgence d’apporter une solution vigoureuse et efficace aux accidents de la circulation qui, malgré les mesures, restent prégnants. Utilisant l’expression de “pandémie silencieuse“, il s’est dit inquiet de voir ce fléau prendre de l’ampleur avec l’urbanisation grandissante si rien n’est fait.
La 4e édition de la Conférence ministérielle mondiale, qui se tient pour la première fois en Afrique, enregistre la présence d’une centaine de ministres et de quelque 1500 experts sur les thématiques liées à la sécurité routière. Les travaux prendront fin demain avec un ensemble de résolutions consignées sous l’appellation de “Déclaration de Marrakech“.
