OCP Green Water (OGW), filiale du Groupe OCP dédiée à la production d’eau non conventionnelle,…
Dessalement: OCP Green Water met en service le pipeline Jorf Lasfar–Khouribga
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Avec la mise en service du pipeline Jorf Lasfar–Khouribga, OCP Green Water franchit une étape décisive dans la sécurisation des ressources hydriques du Groupe. Ce projet, livré en un temps record, marque un tournant dans la stratégie industrielle et territoriale du Royaume face au stress hydrique.
Ce lundi 14 juillet, OCP Green Water, filiale du Groupe OCP dédiée au développement des ressources hydriques non conventionnelles, a annoncé dans un communiqué de presse, la mise en service du pipeline Jorf Lasfar – Khourigba (J2K). ce pipeline relie l’unité de dessalement de Jorf Lasfar au site minier de Khouribga.
Long de 200 kilomètres, cette infrastructure permettra désormais d’acheminer de l’eau dessalée depuis la côte atlantique jusqu’au cœur du bassin phosphatier marocain.
Au-delà de ses usages industriels, cette capacité permettra, dans une seconde phase, de couvrir les besoins en eau potable de la ville de Khouribga. Une avancée qui, selon l’OCP, s’inscrit dans une logique de convergence entre ambition industrielle et engagement social.
En parallèle, les opérations du Groupe à Benguerir sont désormais entièrement autonomes en eau, grâce au transport des eaux usées traitées depuis la station de Marrakech, opérationnel depuis le 15 juin 2025. Avec ces deux réalisations, OCP atteint son objectif d’autonomie hydrique à partir de ressources non conventionnelles, deux ans avant l’échéance initiale fixée à 2027.
OCP Green Water : un chantier en avance de 24 mois
Pour en revenir au pipeline J2K, le communiqué indique qu’il est alimenté par une nouvelle unité de dessalement construite sur la plateforme industrielle de Jorf Lasfar. Cette unité, spécifiquement dédiée aux besoins de Khouribga, est capable de transférer jusqu’à 80 millions de mètres cubes d’eau dessalée par an. Il s’agit de la première infrastructure au Maroc à transporter ce type d’eau sur une telle distance.
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Le projet a été conçu avec l’appui de JESA et de bureaux d’ingénierie internationaux, puis réalisé par un consortium d’entreprises marocaines sélectionnées via appel d’offres international. Cette synergie entre expertise locale et savoir-faire mondial a permis de surmonter les défis techniques et de livrer l’ouvrage en un temps record de 24 mois.
Au-delà de la performance technique, le chantier a généré un impact économique notable. En phase de construction, près d’un million de journées de travail ont été mobilisées, soit une moyenne de 1 300 emplois par jour sur deux ans, avec 85 % de la main-d’œuvre issue des territoires concernés. En phase opérationnelle, le projet a permis la création de 100 emplois permanents, contribuant ainsi au développement socio-économique régional.
