La Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP) a…
Omar Seghrouchni (CNDP) : «Pas de succès pour l’IA sans protection des données»
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Présent au Rally IA Future Lab organisé du 16 au 20 juin à Merzouga, Omar Seghrouchni, président de la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP), a replacé les rôles et sens de la protection des données dans la dynamique des bouleversements numériques portés par l’IA.
Dans un message tenu vendredi dernier à Merzouga, Omar Seghrouchni, président de la CNDP, a, de manière on ne peut plus clair, affirmé que la protection des données personnelles ne constitue plus uniquement une question juridique ou technique, mais représente désormais un pilier fondamental de la confiance numérique et un levier essentiel pour la réussite de la transformation digitale, de l’intelligence artificielle et de l’économie numérique.
Rappelant l’importance du droit dans la société, et faisant une analogie entre les axes réglementaire de la protection des données et les règles de sécurité routière, il a souligné que le rôle de la protection des données est, à défaut du risque zéro, de les réduire drastiquement afin d’assurer une utilisation responsable et sécurisée des technologies numériques.
Devant le millier de jeunes participants à cet événement inédit, Omar Seghrouchni a souligné que des défis tels que les fuites de données, ou leur utilisation abusive, font désormais partie des réalités du monde digital.
Toutefois, a-t-il expliqué, leur multiplication traduit souvent une faible culture de la protection des données et un manque de respect des règles qui encadrent leur utilisation. Là-dessus, il a indiqué que la protection des données ne devrait pas être perçue uniquement comme un ensemble de procédures techniques ou juridiques, mais comme une véritable culture citoyenne fondée sur la préservation des droits et des libertés dans l’espace numérique.
La protection, levier de confiance numérique
Dans cette veine, il a insisté pour dire, qu’outre les informations personnelles de chaque individu, la protection des données concerne également celles des citoyens, des enfants et de l’ensemble des personnes avec lesquelles nous interagissons dans l’univers numérique.
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Par ailleurs, le « gardien » des données de tous les Marocains a élevé cette protection comme condition essentielle à la réussite des projets numériques et des activités économiques qui leur sont associées. Comme pour en attester, il a soutenu qu’alors qu’aucun service numérique ne peut atteindre ses objectifs sans la confiance des citoyens, à l’inverse, l’absence de confiance freine l’adoption des services digitaux ; limitant par ricochet la capacité des entreprises et des institutions à innover et à développer de nouvelles solutions.
Omar Seghrouchni posait ainsi en principe fondamental que le respect de la vie privée et la protection des données constituent les fondements mêmes de la confiance numérique, laquelle est devenue aujourd’hui un facteur déterminant du développement économique et social. Il a poursuivi en martelant que loin d’être un obstacle à l’innovation, cette protection en est l’une des conditions sine qua non de réussite. Et ce dans la mesure où elle renforce le sentiment de sécurité des citoyens et crée un environnement stable et fiable pour les investisseurs, les entreprises et les porteurs de projets.
CNDP, protection des données et IA
Faisant la jonction avec le sujet phare du rassemblement de Merzouga, il a souligné que la réflexion autour de la protection des données personnelles est indissociable du débat sur l’avenir de l’intelligence artificielle. Le développement de systèmes intelligents fiables et responsables nécessite en effet un cadre juridique et éthique clair, garantissant la protection des droits et des libertés tout en renforçant la confiance des citoyens dans les technologies.
Clôturant son intervention, Omar Seghrouchni a réaffirmé que le respect de la loi ne limite ni la liberté des citoyens ni la capacité d’innovation de la société. Au contraire, il favorise la confiance, la transparence et la sécurité, autant de conditions indispensables à la construction d’un espace numérique au service des citoyens, de l’innovation et du développement durable.
