Voici les principales mesures fiscales proposées dans le cadre du projet de la loi de…
Le PLF 2026 du Maroc sous la loupe de Fitch
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Dans une analyse publiée le 7 novembre, l’agence Fitch Ratings estime que le projet de loi de finances 2026 présenté par le gouvernement marocain maintient une trajectoire crédible de réduction du déficit.
Fitch Ratings a réaffirmé la perspective positive du Maroc concernant sa gestion des finances publiques. Selon l’agence de notation américaine, le projet de loi de finances 2026, déposé devant le Parlement, confirme la volonté du gouvernement de se concentrer sur l’assainissement budgétaire plutôt que sur des dépenses populistes, et ce, malgré les troubles sociaux récents (fin septembre 2025) liés au chômage et au coût de la vie.
Le déficit budgétaire devrait s’établir à 4,5 % du PIB en 2025, contre 4,9 % en 2024, selon les projections officielles. Cette amélioration repose sur une croissance des recettes fiscales, notamment grâce à la réforme de l’impôt sur le revenu et à une meilleure performance de la TVA.
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Fitch souligne également la maîtrise des dépenses courantes, malgré une hausse des dépenses sociales et d’investissement.
Cet effort est considéré comme crucial pour maintenir l’accès du Maroc aux marchés obligataires internationaux, alors que le pays se prépare à d’importants projets d’infrastructure liés notamment à la co-organisation de la Coupe du monde de la FIFA 2030.
Le PLF 2026 maintient une trajectoire favorable
Fitch Ratings, qui a récemment réaffirmé la note de crédit BB+ avec une perspective stable pour le Maroc (septembre 2025), estime que cette approche prudente devrait porter ses fruits.
La dette de l’administration centrale devrait se réduire, passant d’environ 67 % du PIB en 2025 à environ 66 % en 2026. Et les perspectives économiques devraient s’améliorer. L’agence prévoit une accélération de la croissance à 4,4 % en 2025, puis une moyenne de 3,9 % sur 2026-2027. Cette dynamique est notamment favorisée par une reprise attendue de la production agricole.
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L’analyse de Fitch révèle un rééquilibrage au sein des dépenses publiques. Les dépenses courantes devraient augmenter, tirées par les dépenses sociales accrues, notamment pour la généralisation de l’assurance maladie obligatoire, l’élargissement de la protection sociale et la réforme des systèmes d’éducation et de santé.
Cette augmentation des dépenses sociales serait plus que compensée par une baisse des dépenses d’investissement (ou des dépenses en capital), permettant ainsi de maintenir la trajectoire de réduction du déficit.
Toutefois, l’agence insiste sur la nécessité de poursuivre les réformes structurelles, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de la protection sociale, pour renforcer la résilience économique et sociale du pays.
Si la situation budgétaire marocaine confirme sa résilience et son engagement réformateur, les autorités devront continuer à concilier les impératifs de discipline fiscale et les besoins croissants de la population en matière de services sociaux et d’inclusion économique.
