Karim Zidane: Rabat est disposée à renforcer une coopération triangulaire Maroc–États-Unis–Afrique

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Coopération Maroc–USA–Afrique : Zidane trace les contours d’un partenariat trilatéral ambitieux
Karim Zidane, ministre délégué auprès du Chef du Gouvernement chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, lors de la séance de clôture du 17ᵉ Sommet des affaires États-Unis/Afrique, le 25 juin 2025 à Luanda, en Angola

Le Royaume du Maroc est pleinement prêt à consolider une coopération triangulaire Maroc–États-Unis–Afrique, reposant sur une base solide d’accords bilatéraux, un accord de libre-échange avec Washington et une position géostratégique unique, à la croisée de l’Afrique, de l’Europe et des Amériques.

C’est ce qu’a affirmé Karim Zidane, ministre délégué auprès du Chef du Gouvernement chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, lors de la séance de clôture du 17ᵉ Sommet des affaires États-Unis/Afrique, mercredi à Luanda, en Angola.

Un Maroc engagé dans la transformation africaine

Fidèle à sa vocation africaine et à la Vision Royale éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc entend accompagner l’émergence d’un partenariat afro-américain adapté aux enjeux du XXIᵉ siècle.

Le ministre a mis en avant plusieurs atouts du Maroc :

·         Infrastructures de classe mondiale, dont le port Tanger Med (1er d’Afrique),

·         Le premier TGV du continent,

·         Une nouvelle charte de l’investissement,

·         Une stratégie industrielle orientée vers l’intégration aux chaînes de valeur régionales et mondiales.

Des initiatives structurantes à l’échelle continentale

La Vision Royale se décline à travers des projets d’envergure :

·         L’Initiative Afrique-Atlantique, pour désenclaver les pays du Sahel et transformer la façade atlantique africaine en un espace stratégique de co-développement ;

·         Le Gazoduc Maroc–Nigeria, long de plus de 5.600 km, traversant 13 pays, desservant 400 millions de personnes, et destiné à renforcer la souveraineté énergétique africaine ;

·         L’exonération douanière accordée par le Maroc aux produits des pays africains les moins avancés, illustrant un engagement concret pour un développement partagé.

Un écosystème marocain au service du continent

Les institutions marocaines, publiques et privées, sont déjà présentes dans plus de 40 pays africains, opérant dans des secteurs stratégiques : Finance, télécommunications, infrastructures, agriculture, énergies renouvelables.

Zidane a salué l’engagement constant des États-Unis dans le dialogue économique avec l’Afrique, appelant à un nouveau pacte de croissance entre les deux continents.

Miser sur la jeunesse et le numérique

L’Afrique, avec 70 % de sa population âgée de moins de 30 ans et plus de 5.000 start-ups technologiques, peut devenir une force d’innovation inclusive. Pour cela, le ministre a identifié trois priorités :

1.      Former plus de 230 millions de jeunes Africains aux compétences numériques d’ici 2030 ;

2.      Réduire la fracture digitale, qui prive encore 600 millions d’Africains d’accès à Internet ;

3.      Établir une gouvernance numérique souveraine, ancrée dans les réalités africaines.

Un appel à une alliance de transformation

Selon M. Zidane, le partenariat afro-américain doit reposer sur une alliance de transformation, fondée sur la confiance, le respect mutuel et l’ambition d’un avenir partagé.

Dans cette dynamique, le Maroc se positionne comme un acteur structurant, prêt à jouer un rôle moteur dans la refonte des relations entre l’Afrique et les États-Unis, au service d’une croissance inclusive, durable et équitable.

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