Le phénomène météorologique El Niño, généralement associé à une augmentation des températures mondiales, se poursuivra…
L’ONU prévoit un phénomène El Niño de « forte » intensité
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L’ONU a alerté vendredi sur un renforcement rapide du phénomène climatique naturel El Niño en cours qui devrait atteindre une « forte intensité » entre juillet et septembre (niveau 3 sur 4), augmentant la probabilité de phénomènes météorologiques extrêmes dans le monde.
Dans son dernier bulletin saisonnier sur le climat, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) fait ainsi état « d’une évolution rapide vers un épisode El Niño de forte intensité » entre juillet et septembre », correspondant au niveau 3 sur une échelle de 4.
« À l’occasion du 250e anniversaire de l’Amérique, notre étude constitue un retour brutal à la réalité », a déclaré Theodore Keeping, chercheur ayant co-écrit l’étude du World Weather Attribution (WWA).
« Le climat que connaît le pays est fondamentalement différent de celui qui existait lorsque les Pères fondateurs ont signé la Déclaration d’indépendance », a-t-il ajouté.
Le WWA, qui réunit plusieurs climatologues issus d’institutions de premier plan, a étudié la vague de chaleur actuelle provoquée par un puissant système de pression en forme de « dôme de chaleur ». Ce dernier emprisonne l’air chaud et humide, à la manière d’un couvercle posé sur le centre et l’est du pays, ainsi que sur le sud du Canada.
Bien que de tels phénomènes météorologiques soient courants, ils entraînent désormais des températures plus élevées en raison du changement climatique.
Les températures diurnes dépassent ainsi les 38 degrés Celsius (100 degrés Fahrenheit), mais le ressenti est encore plus élevé si l’on prend en compte l’humidité.
L’étude porte également sur les valeurs de la Wet Bulb Globe Temperature (WBGT) — thermomètre mouillé en français, un indice qui prend en compte la chaleur et l’humidité — qui pourraient battre des records lors de cette vague de chaleur extrême.
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Grâce à des modèles, la WWA a comparé le monde actuel, victime du réchauffement climatique, à un monde qui en serait exempt.
Les chercheurs ont constaté que, dans un monde dénué de changement climatique, les valeurs WBGT enregistrées auraient été pratiquement impossibles. Elles se seraient produites, tout au plus, une fois tous les 5.000 ans.
Et même dans le monde actuel, on estime de telles conditions comme extrêmement rares — une fois tous les 200 ans — bien que l’incertitude subsiste compte tenu du caractère extrême du phénomène.
Les chercheurs ont également testé l’impact d’El Niño, phénomène naturel de réchauffement du Pacifique, qui n’entraînerait qu’un léger refroidissement des températures.
Les matchs de la Coupe du monde, notamment la rencontre du 4 juillet opposant la France au Paraguay à Philadelphie, devraient enregistrer une température WBGT supérieure à 82°F (28°C) au coup d’envoi. La FIFPRO, le syndicat des joueurs, a demandé à ce que les matchs soient reportés.
