Le très attendu procès de Said Naciri et Abdenbi Bioui ainsi que les 23 autres…
Escobar du Sahara: nouveau report du procès de Naciri et Bioui
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Le procès de Saïd Naciri et Abdenbi Bioui, poursuivis dans l’affaire « Escobar du Sahara » aux côtés de 23 autres prévenus pour leurs liens présumés avec le baron de la drogue Ahmed Ben Brahim, a été une nouvelle fois ajourné ce jeudi.
La chambre criminelle de la cour d’appel de Casablanca a de nouveau ajourné la poursuite du procès de l’affaire «Escobar du Sahara», impliquant notamment l’ancien président du Conseil de la région de l’Oriental, Abdennabi Bioui, et l’ex-président du Conseil de la ville de Casablanca et du WAC, Saïd Naciri. L’audience a été reportée au jeudi 4 décembre prochain, en raison de l’indisponibilité de l’un des membres de la cour pour raison de santé.
Les accusés en détention préventive n’étaient pas présents à cette séance, à laquelle assistaient de nombreux avocats et journalistes.
Faux, escroquerie et auditions
La séance de la semaine dernière avait été marquée par une concentration sur les accusations de faux et usage de faux documents et d’escroquerie visant certains prévenus, en particulier Saïd Naciri. Les débats judiciaires ont porté sur l’examen de l’authenticité des documents et des contrats au cœur de l’accusation, ainsi que sur les détails des opérations d’escroquerie attribuées aux accusés.
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Les auditions des témoins, dont des personnalités des milieux artistique, sportif et politique, se sont également poursuivies pour faire la lumière sur les liens entre les principaux accusés et le baron de la drogue, Ahmed Ben Ibrahim, connu médiatiquement sous le surnom du « Malien » ou « Escobar du Sahara ».
Par ailleurs, les accusés principaux, dont Saïd Naciri et Abdennabi Bioui, continuent de nier les accusations de trafic international de drogue, affirmant que leur relation avec « Escobar du Sahara » se limitait à des transactions immobilières et commerciales, loin de toute activité criminelle.
Ouvert en mai 2024, le procès de l’affaire « Escobar du Sahara » implique au total 25 personnes soupçonnées d’avoir joué un rôle dans le réseau d’Ahmed Ben Brahim, qui purge une peine de dix ans de prison. Ce dernier, à l’origine de la plainte ayant enclenché cette procédure judiciaire, accuse notamment Naciri et Bioui de l’avoir aidé à faire passer de la drogue du Maroc vers des pays d’Afrique du Nord et du Sahel via l’Algérie.
