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Affaire “Escobar du Sahara”: Saïd Naciri accuse Latifa Raafat de parjure
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Le procès de Saïd Naciri, ancien président du club sportif Wydad et du Conseil préfectoral de Casablanca, dans l’affaire dite d’« Escobar du Sahara », s’est poursuivi ce vendredi 25 avril avec une audience tendue à la chambre criminelle de première instance de Casablanca.
L’ancien dirigeant sportif, également ancien cadre du Parti Authenticité et Modernité (PAM), est poursuivi, aux côtés d’autres anciens responsables politiques, dans le cadre de soupçons de blanchiment d’argent, de trafic de drogue et d’autres charges graves (dont l’escroquerie et l’abus d’influence).
L’audience a été marquée par l’attitude de Saïd Naciri, qui a interpellé directement le juge qui lui avait pourtant demandé à plusieurs reprises de respecter l’ordre et de ne pas interrompre le déroulement de la séance.
Face à cette attitude, le juge a réprimandé sévèrement Naciri sur un ton ferme, lui déclarant : «Du respect un peu… Le tribunal n’est pas un élève de Naciri».
Au cours de cette audience, l’ancien président du Wydad avait porté des accusations contre l’artiste Latifa Raafat, affirmant qu’elle aurait fait des déclarations «contradictoires» devant la police judiciaire.
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Ces déclarations concernent notamment l’utilisation présumée d’une villa située dans le quartier de Californie, où elle résidait lors de son mariage avec le fameux «Escobar du Sahara» (Haj Ahmed Ben Brahim), villa qui aurait servi à l’organisation de soirées et à la consommation de cocaïne.
Saïd Naciri s’en est également pris à son ancien collègue du PAM, le parlementaire Abdelwahed Chouki, l’accusant d’avoir fait un «faux témoignage» qui aurait conduit à son arrestation.
À la fin de l’audience, Saïd Naciri a demandé au tribunal de convoquer Latifa Raafat, Haj Ben Brahim (« Escobar du Sahara ») et Abdelwahed Chouki afin d’organiser une confrontation directe. Il a affirmé détenir des preuves suffisantes pour réfuter leurs témoignages.
Le procès, ouvert en mai 2024, implique au total 25 personnes soupçonnées d’avoir joué un rôle dans le réseau d’Ahmed Ben Brahim qui purge une peine de dix ans de prison.
Ce dernier, à l’origine de la plainte ayant enclenché cette procédure judiciaire, accuse notamment Naciri et Bioui de l’avoir aidé à faire passer de la drogue du Maroc vers des pays d’Afrique du Nord et du Sahel via l’Algérie.
