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African Lion : l’armée US teste « Guardian », un système de suivi des soldats en temps réel
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L’armée US teste un nouveau système de suivi du personnel baptisé « Guardian » dans le cadre de l’exercice African Lion 2026, notamment au quartier général de la zone sud à Agadir.
Cet exercice, considéré comme le plus important de l’USAFRICOM en Afrique, sert de laboratoire pour expérimenter des technologies innovantes en situation réelle.
« Guardian », un prototype en phase d’évaluation
Le système « Guardian » est actuellement une preuve de concept (prototype), conçu pour améliorer la responsabilisation et le suivi des militaires dans des environnements complexes.
Selon la major Lisa Rousseau, « il s’agit d’une preuve de concept qui permet d’améliorer le suivi du personnel dans des environnements opérationnels complexes ».
Une visibilité quasi temps réel
Le logiciel offre une vision quasi temps réel des positions et des déplacements des soldats grâce à l’intégration de multiples sources de données.
Contrairement aux méthodes traditionnelles basées sur des rapports manuels ou des systèmes fragmentés, « Guardian » automatise la collecte et l’affichage des informations, avec des mises à jour complètes en moins de 30 secondes par personne.
« L’objectif est de donner aux dirigeants une vision plus claire, plus rapidement », explique Rousseau, soulignant l’impact direct sur la prise de décision.
Un outil pour améliorer la décision militaire
Pour le lieutenant-colonel Brian Hancock, ce système pourrait transformer la gestion opérationnelle en centralisant les données et en réduisant les incohérences.
Il permettrait ainsi aux commandants de prendre des décisions plus rapides et mieux informées, tout en allégeant la charge administrative des unités.
Un laboratoire multinational à grande échelle
L’exercice African Lion 2026, organisé par SETAF-AF, réunit plus de 5.600 participants issus de plus de 40 pays, répartis entre le Maroc, la Tunisie, le Ghana et le Sénégal.
Cette configuration offre un cadre idéal pour tester des technologies dans un environnement multinational et interopérable.
Une technologie encore en développement
Selon des sources militaires américaines, le système « Guardian » reste en phase expérimentale. Les équipes travaillent à identifier ses limites et à améliorer sa performance avant toute éventuelle adoption à grande échelle.
« Nous apprenons en temps réel et progressons chaque jour », souligne Rousseau.
Lire aussi: African Lion 2026: le Maroc intègre le système de communication Link-16 de l’OTAN
Vers une armée plus numérique
Ce test illustre la transformation numérique des armées modernes, qui misent de plus en plus sur les données et les technologies pour améliorer leur efficacité opérationnelle.
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À terme, des outils comme « Guardian » pourraient contribuer à une vision unifiée des opérations entre forces alliées.
Le Maroc intègre le système de communication Link-16 de l’OTAN
Dans le cadre de l’AL26, le Maroc a accédé à un niveau inédit de coopération militaire en testant le système Link-16, une technologie stratégique habituellement réservée aux membres de l’OTAN, en vue de l’exercice African Lion 2026.
En vue de l’exercice conjoint African Lion 2026, les Forces armées royales (FAR) ont participé à un test inédit d’interopérabilité basé sur le système sécurisé Link-16, une technologie de communication tactique jusque-là réservée aux membres de l’OTAN.
Une première en Afrique
Organisé par les forces aériennes américaines en Europe et en Afrique (USAFE-AFAFRICA), avec l’appui des Marines américains, ce test s’est déroulé le 3 février lors de la phase finale de planification de l’exercice qui se déroule actuellement depuis le avril et jusqu’au 18 mai. C’est surtout une première en Afrique, car jamais un pays du continent n’avait été intégré à ce niveau dans un réseau de communication militaire aussi avancé.
Le Link-16 est un système de liaison de données tactiques hautement sécurisé qui permet d’échanger en temps réel des informations critiques sur le champ de bataille. Grâce à un chiffrement avancé et une forte résistance au brouillage, il permet de coordonner des opérations complexes entre unités aériennes, terrestres et navales.
Son utilisation est habituellement strictement limitée aux pays membres de l’OTAN ou à certains alliés très proches. Le fait que le Maroc ait pu tester cette technologie constitue donc un signal fort sur le niveau de confiance stratégique que lui accorde Washington.
Une interopérabilité militaire renforcée
Lors de cet exercice, des communications sécurisées via Link-16 ont été établies entre des terminaux tactiques marocains et américains. Des échanges de messages texte et de communications vocales chiffrées en ultra-haute fréquence ont également été réalisés avec succès. L’objectif était de tester la capacité du Royaume à intégrer une force de coalition en partageant des données opérationnelles en temps réel sur plusieurs domaines: aérien, terrestre et maritime.
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Selon les responsables militaires américains, cette démonstration a permis d’améliorer significativement la connaissance de la situation sur le terrain (situational awareness) ainsi que la coordination entre les différents niveaux de commandement.
Au-delà de la dimension technique, cette avancée illustre le positionnement croissant du Maroc comme partenaire militaire clé des États-Unis en Afrique. Elle s’inscrit également dans une dynamique plus large d’alignement sur les standards opérationnels de l’OTAN, sans en être membre. Un rapprochement qui ouvre la voie à une participation plus poussée des FAR dans des coalitions internationales.
Vers une intégration durable
Ce test ne constitue pas une initiative isolée, mais bien une base pour de futures intégrations. « Nous utilisons les enseignements tirés comme base pour préparer African Lion 2027 (…) Cette intégration est la clé qui permettra d’orienter la planification future, d’assurer une connaissance de la situation en temps réel et d’améliorer le partage des données pour une planification stratégique, opérationnelle et tactique plus efficace avec le Maroc », a annoncé le sergent-chef de l’US Air Force Babak Kermanshahi, planificateur des opérations de théâtre au quartier général des forces aériennes américaines en Europe – Air Forces Africa.
À terme, l’intégration de systèmes comme le Link-16 pourrait permettre au Maroc de disposer d’une capacité avancée de commandement et de contrôle, essentielle pour les opérations modernes et les environnements complexes.
