AFRICOM: les États-Unis renoncent au transfert du siège au Maroc

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Africom: Washington abandonne le projet de transfert du siège au Maroc pour raisons économiques
Le général de corps d’armée Mohamed Berrid a pris part, à Stuttgart, à la passation de commandement entre le général Michael Langley et le général Dagvin R.M. Anderson à la tête de l’AFRICOM. © DR

Attendu comme un signal fort du partenariat stratégique, le transfert du quartier général de l’AFRICOM au Maroc n’aura finalement pas lieu. Le Pentagone invoque des coûts trop élevés et un manque de bénéfices opérationnels, laissant planer l’option d’un rapatriement aux États-Unis.

Alors que le Maroc était pressenti pour accueillir le nouveau quartier général du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM), la décision américaine vient de tomber : le projet de transfert est officiellement abandonné.

Selon des informations révélées par Jeune Afrique, le Pentagone juge cette option trop coûteuse et peu rentable stratégiquement. Une annonce qui marque un revirement majeur dans la stratégie américaine sur le continent africain.

Analyse coût-avantage défavorable

Lors d’une audition le 10 juin devant la Commission des forces armées de la Chambre des représentants, le général Michael Langley, ancien commandant de l’AFRICOM, a mis fin aux spéculations. « Le coût d’un tel transfert serait exorbitant, sans bénéfices opérationnels significatifs », a-t-il déclaré.

Cette analyse budgétaire conclut à une absence de gain stratégique clair, rendant le projet injustifiable face aux priorités économiques internes des États-Unis.

Un choix politique et économique

Un responsable proche du Pentagone a confirmé à Jeune Afrique que la nouvelle tendance au sein de l’administration Trump est de rapatrier le siège de l’AFRICOM aux États-Unis, plutôt que de le déplacer vers l’Afrique. Objectif : réduction des dépenses militaires et création d’emplois sur le sol américain, en cohérence avec la politique économique interne.

Un coup dur pour Rabat

Plusieurs médias, dont Défense24 et La Razón en Espagne, avaient présenté le Maroc comme favori pour accueillir ce siège stratégique, citant notamment Kénitra et Ksar El-Kébir pour leurs atouts logistiques et infrastructures militaires. Mais le coût élevé, combiné à l’absence de bénéfices opérationnels, a conduit Washington à enterrer définitivement le projet.

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