La situation hydrique au Maroc connaît une amélioration notable cette année, marquée par une hausse…
Barrages du Maroc: les réserves d’eau explosent, +100% en un an
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Avec un taux de remplissage de 75,3% et des réserves en hausse de près de 100% en un an, le Maroc enregistre une amélioration spectaculaire de sa situation hydrique.
C’est une bouffée d’air frais pour la gestion hydrique du Maroc. Selon les dernières données publiées par la plateforme Maadialna du ministère de l’Equipement et de l’Eau, le taux de remplissage global des barrages marocains s’établit à 75,3% au lundi 13 avril 2026, avec des ressources en eau disponibles atteignant 12,9 milliards de m³.
Il s’agit d’une hausse spectaculaire de près de 100% par rapport à la même période de l’année dernière, traduisant traduisant l’impact direct des précipitations exceptionnelles enregistrées l’hiver dernier sur l’ensemble du territoire.
Avec des ressources en #eau disponibles s’élevant à 12.9 milliards de M³, soit une augmentation d’environ 100% par rapport à la même période de l’année dernière 💦⬆️.. Le taux de remplissage global des #barrages au #Maroc a atteint 75.3% jusqu’au lundi 13 avril 2026.💧🇲🇦 pic.twitter.com/uRtckG43VT
— الما ديالنا (@maadialna) April 13, 2026
Le Nord et le Centre, grands bénéficiaires
Plus en détail, le bassin du Loukkos affiche le meilleur taux de remplissage avec 92,4% de sa capacité atteinte, soit 1.807,9 millions de m³. Sur ses 13 barrages, six sont remplis à 100%, à savoir Dar Khroufa, Charif El Idrissi, Smir, Moulay El Hassan Ben El Mehdi, Chefchaouen et Nakhla, tandis que le barrage Joumoua tire vers le bas avec 28%.
Juste derrière, le bassin du Bouregreg, qui alimente Rabat et Casablanca, pointe à 92,7% de taux de remplissage global à 1.472,8 millions de m³. Quatre de ses cinq barrages affichent tous des niveaux confortables, entre 86% pour El Maleh et 94% pour Sidi Med Ben Abdellah. Seul El Hmer reste en retrait à 29%.
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Le bassin du Tensift, autour de Marrakech, se distingue avec le taux de remplissage global le plus élevé en proportion, à 95,9% pour 218 millions de m³. Ses cinq barrages sont tous au-dessus de 87, avec Abou Abbass El Sabti à 100%.
Le Sebou, plus grand bassin en volume avec 4.675,6 millions de m³, affiche un solide 87%. Trois de ses barrages sont saturés (Sahla, Bouhouda, Bab Louta à 100%), tandis qu’Al Wahda, le plus grand du Royaume, avec se situe à 86% avec 2.995,7 millions de m³.
Le Centre-Sud sous surveillance
Le bassin de l’Oum Errabia présente un tableau plus contrasté. Son taux global de 62,4%, avec 3.122,2 millions de m³, masque de fortes disparités entre ses bnarrages: Sidi Idriss est à 100%, Bin El Ouidane et Hassan 1er à 94%, mais Al Massira et Imfout plafonnent à 37% chacun.
La Moulouya, à l’Est, se situe à 73,2% avec 514,1 millions de m³. Cinq de ses huit barrages dépassent les 88%, mais Hassan 2 reste à 51% et Injil à 25%.
Le Sud, parent pauvre
Les bassins méridionaux concentrent les situations les plus tendues. Le Souss-Massa n’atteint que 56,3% (418 millions de m³) malgré trois barrages à 98% (Moulay Abdallah, Oulouze, Ahl Souss): c’est Abdelmoumene à 34% et surtout Med Mokhtar Soussi à seulement 10% qui plombent le bilan régional.
Draa-Oued Noun affiche le taux le plus faible avec 40,7% (427 millions de m³). Le barrage Manssour Dahbi, principal réservoir de la région, n’est rempli qu’à 54%, tandis que Sultan Mly Ali Cherif stagne à 22%.
Enfin, le bassin Guir-Ziz-Gheris, au Sud-Est, s’établit à 54,4% (312,4 millions de m³). Hassan Addakhil tire son épingle du jeu à 73%, mais Toudgha est à peine à 11%.
