Glovo face à la colère des livreurs entre carte amputée et trajets sous-payés

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Glovo, carte amputée,

Casablanca a été le théâtre d’une nouvelle mobilisation des livreurs Glovo ce lundi 28 juillet, marquant leur deuxième manifestation en une semaine.

Après un premier rassemblement, les coursiers se sont de nouveau réunis à Casablanca, cette fois dans le quartier financier, pour exprimer un mécontentement grandissant. Les manifestants ont scandé des slogans percutants, tels que « protection légale contre l’esclavage », et ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une atteinte à l’intégrité territoriale du Royaume. Ils reprochent notamment à l’application utilisée par Glovo Maroc d’afficher une carte du pays tronquée de ses provinces du Sud.

Contacté par H24info, un livreur a confirmé que la correction de la carte, réalisée après la première manifestation, était une victoire, mais que les revendications allaient bien au-delà et portaient principalement sur les conditions de travail précaires. « Nous sommes aujourd’hui appelés à effectuer des trajets à moitié prix. Une commande que nous livrions autrefois pour 10 dirhams est désormais payée à 5 dirhams », a-t-il déploré, soulignant une baisse drastique de leurs revenus.

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Les livreurs exigent également la réintégration de leurs collègues suspendus après leur participation à la première mobilisation. « Quelque 300 livreurs ont été suspendus de leur travail pour avoir participé au premier rassemblement. Ils ont été informés immédiatement après que leur collaboration prenait fin, et ont été blacklistés pour incitation à la grève », a précisé le même livreur.

Un autre point central de la protestation est l’absence de protection sociale. « Nous subissons un traitement abusif. Bien que nous ayons le statut d’auto-entrepreneurs, nous sommes gérés comme des salariés, contraints de respecter leurs plannings », a-t-il expliqué. Pire encore, en cas d’accident, même grave, « la société ne prend aucune responsabilité, le support ne s’enquiert pas de notre état de santé, mais appelle seulement pour connaître l’état de la commande et envoie un autre livreur pour la récupérer ». 

Le livreur a enfin mis en lumière le fait que toutes les charges liées à l’activité sont à la charge des coursiers. « Nous devons acheter nous-mêmes le matériel, le gilet obligatoire, payer notre abonnement téléphonique, entretenir notre moto, souscrire une assurance, payer le carburant, etc. », a-t-il énuméré, montrant la précarité de leur situation.

Les manifestants ont unanimement dénoncé des journées de travail excessivement longues, sans pauses suffisantes, et des conditions de travail dangereuses et incertaines, le tout sans aucune protection juridique ni représentation syndicale pour défendre leurs droits.

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