Cheffes d’entreprises, femmes d’affaires, artistes, écrivaines… Elles ont réussi à redorer le blason du pays…
Ces 10 événements qui ont marqué l’année 2024 au Maroc
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L’année 2024 a été riche en rebondissements pour le Royaume. Outre les manifestions sportives comme la CAN en Côte d’ivoire ou les JO de Paris, en 2024, le Maroc a renoué son partenariat privilégié avec la France qui a officiellement reconnu la marocanité du Sahara, mais aussi renforcé sa coopération avec l’Espagne avec qui le Royaume co-organisera le Mondial 2030 au coté du Portugal. Retour sur quelques faits marquants de cette année.
CAN: les Lions de l’Atlas déçoivent en Côte d’ivoire

A la grande (mauvaise) surprise du public qui a cru que son équipe pouvait cette fois-ci décrocher le graal, l’équipe du Maroc n’a pas brillé en Coupe d’Afrique des Nations, organisée du 13 janvier au 11 février 2024 en Côte d’ivoire. En trébuchant contre l’Afrique du sud en huitième de finale, le Onze national a échoué à confirmer son statut de favori, en montrant par la même occasion que sa performance historique au Mondial au Qatar n’était peut-être qu’une petite parenthèse glorieuse. Pire encore, les coéquipiers de Achraf Hakimi ont fait moins bien que lors de la CAN 2021 qu’ils ont quittée en quarts de finale suite à leur défaite face à l’Égypte ( 2-1) sous la houlette de Vahid Halilhodzic.
Quand les blouses blanches ont le bleus

La réforme qui visait à raccourcir les études de médecine d’un an avait déclenché une grève sans fin des étudiants en médecine. S’ensuivit un bras de fer qui a duré durant pratiquement toute l’année 2024. Le conflit a atteint son paroxysme lorsque les autorités ont décidé d’interdire les manifestations pacifiques des blouses blanches avec des dispersions musclées doublées d’arrestations. Finalement, c’est en novembre que les étudiants ont mis fin à un mouvement qui aura duré onze mois. Les syndicats estudiantins ont conclu un accord avec le ministère de l’Enseignement supérieur et le ministère de la Santé, sous la présidence du Médiateur du Royaume.
Ces célébrités sous les verrous

L’année 2024 restera sans doute dans les annales pour de nombreux artistes et célébrités marocains, mais pas pour les raisons qu’ils espéraient. De Momo à Ilyas El Maliki en passant par Karima Gouit ou Youss45, plusieurs affaires judiciaires ont éclaté cette année impliquant des célébrités dont certaines se retrouvent encore derrière les barreaux. Le cas le plus emblématique est celui de l’animateur et égérie de Hit Radio, Momo, condamné à 4 mois de prison ferme par la Cour d’appel de Casablanca. Son avocat, Me Chehbi, a annoncé le dépôt imminent d’un pourvoi en cassation. Une autre affaire a secoué le Maroc, celle du YouTubeur controversé Reda Bouzidi, connu sous le nom d’Ould Chinouiya, condamné à trois ans de prison ferme pour «atteinte publique à la pudeur», «insultes et diffamation» et «atteinte à la vie privée».
La France d’Emmanuel Macron reconnaît la marocanité du Sahara

Dans un message adressé au Roi Mohammed VI, Emmanuel Macron a annoncé officiellement au souverain qu’il « considère que le présent et l’avenir du Sahara occidental s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine ». Cette nouvelle prise de position qui a le mérite d’être claire, a remis sur les rails le partenariat économique entre Paris et Rabat au cours d’un séjour historique d’Emmanuel Macron au Maroc.
Après trois jours d’une visite d’État de grande envergure, l’heure n’était pas uniquement à l’apaisement, mais à la relance d’un partenariat privilégié aujourd’hui rénové, avec à la clé plus de 10 milliards d’euros d’investissements. Le Royaume du Maroc et la France ont conclu plusieurs accords dès le premier jour de la visite d’État d’Emmanuel Macron, accueilli en grande pompe par le Roi Mohammed VI. Des partenariats renouvelés, des accords scellés et un président français qui a déjà retourné l’invitation au Souverain.
Le point d’orgue de cette visite était le discours du président français devant le Parlement où il était notamment question de lever toute ambiguïté sur la nouvelle position de Paris sur le dossier du Sahara.
Jeux Olympiques de Paris entre grandeur et décadence

Aux JO de Paris, les athlètes marocains ont, une fois encore, brillé par leur absence propulsant le Maroc dans la catégorie des cancres de la classe aux côtés de nombreux autres pays où le sport est le parent pauvre des politiques publiques. Une seule médaille d’or et puis s’en va. Et comme ce fut le cas à Tokyo, c’est Soufiane El Bakkali qui l’a décrochée, conservant ainsi son titre de champion olympique, fruit d’un effort individuel et d’un travail acharné du jeune homme au moral d’acier. On s’en serait contenté, comme il y a quatre ans au Japon, s’il n’y avait pas cette médaille de bronze remportée avec panache par les Lionceaux de l’Atlas au football. Un bilan maigre pour un pays émergent qui ne lésine pourtant pas sur les moyens.
L’affaire « Escobar du Sahara », la moroccan connexion

Le procès de l’affaire Escobar du Sahara, dans laquelle 28 personnes sont poursuivies, a démarré en mai avec comme principaux accusés l’ancien dirigeant du WAC, Saïd Naciri, et Abdenbi Bioui, ancien président de la région de l’Oriental. Cinq ans après son arrestation au Maroc, Hadj Ahmed Ben Brahim, alias “Escobar du Sahara” ou encore « le Malien » a fait tomber plusieurs têtes au Maroc. Parlementaires, présidents de collectivités territoriales et autres responsables chargés de l’application de la loi… au total, vingt-cinq personnes ont été déférées le 21 décembre dernier devant le Parquet. Vingt-deux d’entre elles ont été placées en détention dès le lendemain, sur décision du juge chargé de l’instruction de cette affaire mêlant trafic international de drogue et blanchiment d’argent.
Une nouvelle Moudawana pour une loi plus équitable

Plus d’un an après que le Roi Mohammed VI a demandé au gouvernement de plancher sur une réforme de la Moudawana, le Code de la Famille marocain, le ministre de la Justice a exposé en décembre les principales propositions validées par le Conseil des Oulémas et le Roi. Le projet de réforme prévoit notamment d’interdire le mariage des mineurs, de restreindre la polygamie ou encore de maintenir le droit de garde des enfants pour la mère divorcée, même en cas de remariage. Ces propositions s’inscrivent dans le cadre d’une réforme majeure qui comprend de nombreux autres points. La réforme est sensible, car le législateur souhaite répondre aux aspirations d’une large partie de la population désireuse de modernité, tout en restant conformes aux principes religieux.
La FIFA attribue au Maroc la co-organisation du Mondial 2030 avec l’Espagne et le Portugal

La Fédération internationale de football association (FIFA) a validé officiellement la candidature « YallaVamos » du trio Maroc-Espagne-Portugal pour l’organisation de la Coupe du monde 2030. Annoncée par le Roi Mohammed VI, la candidature tripartite Maroc-Espagne-Portugal a été votée à l’unanimité pour l’édition du centenaire. À quelques années de la compétition mondiale, le Maroc a déjà lancé les grands chantiers pour accueillir les supporters des quatre coins du globe. Nombre de stades du Royaume sont actuellement en rénovation tandis que de nouveaux verront le jour dont le stade Hassan II, pressenti pour la finale.
L’usage du cannabis légal tient ses promesses

L’Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis (ANRAC) a tenu, récemment, son conseil d’administration, consacré à l’état des lieux de l’exercice 2024 et au programme d’action de la prochaine campagne. Les principales actions entreprises pour répondre à la forte adhésion des agriculteurs ont concerné notamment la mise en place des procédures réglementaires pour l’usage des semences de la variété locale «Beldia» et la mobilisation des offres de financement en faveur des petits agriculteurs. L’Agence a aussi organisé des missions de prospection de marchés et des actions de promotion des produits du cannabis marocain licite au niveau international. La campagne a vu la culture de 2 169 hectares de cannabis légal par 2.647 agriculteurs regroupés au sein de 189 coopératives. Sur cette superficie, 1.701 hectares étaient plantés en variété locale “Beldia” avec une production moyenne de 17 quintaux par hectare, et 468 hectares en variétés importées, affichant une productivité moyenne de 28 quintaux par hectare. Au total, la production de cannabis légal s’élève à 4.082,4 tonnes, avec un rendement moyen de 20 quintaux par hectare.
Les chiffres surprenants du recensement de la population

Le Maroc a organisé en 2024 un recensement général de la population dont les résultats ont été assez surprenants. En effet, le RGP 2024 a révélé une inversion de la pyramide des âges. Les chiffres du HCP révèlent une accélération du vieillissement de la population, accompagnée d’une baisse de la part des moins de 15 ans. « La pyramide des âges enregistre une tendance à l’inversion marquée, d’une part, par la baisse de la part des jeunes de moins de 15 ans de 28,2% en 2014 à 26,5% en 2024 et de la proportion de la population en âge d’activité (15 à 59 ans) de 62,4% en 2014 à 59,7% en 2024 et d’autre part, par l’augmentation de la proportion des personnes âgées de 60 ans et plus de 9,4% en 2014 à 13,8% en 2024 », explique le HCP.
Aujourd’hui, la population âgée de 60 ans et plus, compte près de 5 millions de personnes en 2024 contre 3,2 millions en 2014, soit un accroissement annuel moyen de 4,6%, nettement supérieur à celui de l’ensemble de la population (0,85%). Cette tendance va transformer à terme profondément la structure démographique.
