Feux de forêts à Chefchaouen: les FAR mobilisent équipes au sol et Canadair pour maîtriser l’incendie (images)

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Chefchaouen: poursuite des opérations pour venir à bout des feux de forêts
Des équipes d’intervention des Forces armées royales (FAR), aux côtés de la protection civile, œuvrent ce 14 août à contenir les flammes des vastes incendies qui ravagent les massifs forestiers de la région de Chefchaouen depuis le 12 août 2025. © Aziz Assaoud

Les opérations se poursuivent sans relâche, ce jeudi, pour venir à bout d’un vaste incendie qui ravage depuis mardi les massifs forestiers de la région de Chefchaouen, dans le nord du Maroc. Des équipes au sol, appuyées par des Canadair de Forces armées royales (FAR), s’emploient à circonscrire les flammes qui progressent rapidement en raison des conditions météorologiques extrêmes.

Près du village de Derdara, l’un des premiers foyers touchés, les avions bombardiers d’eau effectuent des rotations incessantes, larguant des tonnes d’eau sur les zones les plus critiques. Au sol, les sapeurs-pompiers, la protection civile et les équipes d’intervention terrestre des FAR luttent pied à pied contre l’avancée du feu, dans une coordination qualifiée d’«exemplaire» par les autorités locales.

© Assaoud

«Notre vie a basculé. Le feu a tout emporté», témoigne, ému, Mohammed Darraz, 32 ans, agriculteur spécialisé dans l’oléiculture. Aux côtés de son troupeau rescapé, il prend soin des bêtes d’un voisin légèrement blessé et hospitalisé, qui a perdu 30 moutons dans les flammes.

«Le jour où le feu a commencé, nous avons eu très peur. Certains animaux ont été brûlés vifs dans leurs enclos. Nous avons tenté de nous entraider, mais face à un tel incendie et au vent, c’était presque impossible», a-t-il confié à l’AFP.

Des équipes d’intervention terrestre des Forces armées royales (FAR) s’emploient aux côtés de leurs homologues de la protection civile pour circonscrire les flammes des vastes incendies qui ravagent les massifs forestiers de la région de Chefchaouen. © Assaoud

Ahmed Benali, 45 ans, agriculteur lui aussi, partage la même détresse : «Nous n’avons pas d’autres cultures pour vivre… Que peut-on faire maintenant ?», lâche-t-il, assis à l’ombre, non loin d’un chien assoiffé qui erre parmi les cendres.

Selon Abderrahim Houmy, directeur général de l’Agence nationale de l’eau et des forêts (ANEF), il s’agit du « plus grand incendie » enregistré cette année au Maroc, avec une propagation « exceptionnelle » alimentée par un relief accidenté et des rafales de vent violentes.

© Aziz Assaoud

Mercredi soir, près de 500 hectares de forêts et de cultures avaient déjà été réduits en cendres. Le sinistre intervient dans un contexte climatique particulièrement défavorable : le royaume subit une sécheresse persistante depuis 2018 et, ces derniers jours, une vague de chaleur intense accompagnée du chergui, vent chaud et sec venu du Sahara, complique considérablement les opérations de lutte.

Les autorités locales appellent les habitants à la prudence et à signaler tout nouveau départ de feu, alors que la région vit l’un des pires épisodes d’incendie de son histoire récente.

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