Chiens errants à Casablanca: la SPA Maroc demande des comptes à Casa Baïa

Publié le
Chiens errants, Casablanca, SPA , Casa Baïa,Société Protectrice des Animaux, Maroc, Casablanca‑Settat , région Casablanca‑Settat 
Au centre du dispositif mis en avant par le gouvernement, se trouve la méthode dite TNVR (Trap, Neuter, Vaccinate, Return), qui consiste à attraper, stériliser, vacciner et relâcher les chiens errants - identifiés par une boucle à l'oreille - dans leur territoire d'origine © DR

La Société Protectrice des Animaux (SPA) du Maroc hausse le ton. L’ONG a officiellement déposé une demande d’accès à l’information auprès de la société de développement local Casa Baïa, réclamant un bilan chiffré et transparent de la gestion des chiens errants dans la région Casablanca‑Settat depuis 2019.

En s’appuyant sur la loi n°31‑13 relative au droit d’accès à l’information, la SPA Maroc souhaite lever le voile sur les méthodes employées par la SDL pour réguler la population canine. Dans un courrier adressé par voie postale et électronique, l’association demande des données précises, ville par ville et année par année, concernant le nombre de chiens capturés, stérilisés, vaccinés et relâchés dans le cadre de l’approche TNVR, les chiffres liés à l’euthanasie ou aux empoisonnements, les budgets alloués à ces opérations, ainsi que la localisation des centres de traitement et les contrats conclus avec les différentes communes.

Pour la SPA Maroc, cette démarche dépasse la seule question du bien‑être animal. Elle touche directement à la gestion de l’argent public et à la santé des citoyens. « Les citoyens ont le droit de savoir. La transparence est indispensable lorsqu’il s’agit d’êtres vivants, d’argent public et du respect des engagements officiels du Maroc en matière de bien‑être animal », souligne l’organisation dans son courrier.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par SPA DU MAROC (@spadumaroc)

L’association rappelle que le Maroc s’est engagé dans une stratégie de gestion plus humaine et sanitaire, fondée sur la vaccination et la stérilisation, afin de remplacer les anciennes méthodes d’abattage, largement critiquées par la société civile et les instances internationales.

Conformément à la législation en vigueur, Casa Baïa dispose désormais d’un délai légal pour répondre par écrit à cette requête. Pour la SPA Maroc, cette étape est déterminante : « sans transparence, il ne peut y avoir de confiance ». Cette demande intervient alors que la présence de chiens errants dans la métropole continue d’alimenter un vif débat, entre impératifs de sécurité sanitaire et exigences éthiques de protection animale.

La rédaction vous conseille

Les titres du matinNewsletter

Tous les jours

Recevez chaque matin, l'actualité du jour : politique, international, société...

Chiens errants à Casablanca: la SPA Maroc demande des comptes à Casa Baïa

S'ABONNER
Partager
S'abonner