Le Front Polisario est sorti de son mutisme après la colère exprimée par le Maroc…
Colère du « polisario »: Bruxelles et Rabat finalisent un accord agricole sans consultation des séparatistes
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Le « polisario » a exprimé sa vive colère après l’annonce officielle de la finalisation du nouvel accord agricole entre le Maroc et l’Union européenne, dont la signature est attendue dans les prochains jours à Bruxelles.
Ce texte, qui vient remplacer l’accord de 2019, a été négocié exclusivement entre Rabat et Bruxelles, sans aucune concertation avec la mouvance séparatiste, que l’Union européenne ne reconnaît pas comme partie légitime au processus.
Sur son site officiel, le Polisario et plusieurs de ses organisations satellites ont dénoncé ce qu’elles qualifient de «violation des droits du peuple sahraoui», en prétendant qu’elles devraient être consultées sur tout accord impliquant les provinces du Sud. Ces revendications sont rejetées par la communauté internationale, qui ne reconnaît ni la «république (rasd)» autoproclamée ni sa prétendue «représentativité».
Un accord conforme à la souveraineté marocaine
Le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a confirmé, jeudi à Rabat, la conclusion des négociations techniques entre les deux partenaires. Il a précisé que l’accord révisé sera signé sous peu à Bruxelles, et qu’il entrera en application provisoire dès sa ratification, conformément aux procédures internes des deux parties.
Selon le chef de la diplomatie marocaine, ce texte respecte pleinement les constantes nationales du Royaume et réaffirme le cadre d’échanges bilatéraux défini en 2018, incluant l’ensemble du territoire national.
L’accord confirme les préférences tarifaires accordées par l’Union européenne aux produits agricoles marocains, y compris ceux provenant des régions du Sahara marocain, aux mêmes conditions que ceux issus du reste du Royaume.
Une innovation importante concerne l’information des consommateurs européens sur l’origine des produits. Les produits exportés des régions de Laâyoune-Sakia El Hamra et Dakhla-Oued Eddahab porteront désormais des étiquettes spécifiques mentionnant leur zone de production, conformément aux exigences de traçabilité européenne.
Le Polisario menace de nouveaux recours judiciaires
Face à cette évolution, les séparatistes entendent réactiver leur stratégie contentieuse devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).
Elle s’appuie notamment sur un rapport du « Centre international de surveillance des ressources du Sahara occidental », une structure militante pro-séparatiste, qui dénonce un «accord contraire au droit international».
Le rapport estime que l’absence de «consentement du peuple sahraoui» rendrait l’accord illégal, reprenant les arguments déjà invoqués dans le jugement partiel de la CJUE en 2021. Toutefois, ces décisions ne sont pas définitives et font l’objet d’un appel interjeté par le Conseil de l’Union européenne, appuyé par la Commission européenne et plusieurs États membres, qui considèrent que les accords conclus avec le Maroc bénéficient directement aux populations locales.
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Les groupes d’influence pro-polisario, actifs dans certains milieux européens, qualifient le nouvel accord d’ «atteinte aux droits des Sahraouis» et dénoncent une «manipulation économique» visant à légitimer la souveraineté marocaine sur ses provinces du Sud. Mais sur le terrain, de nombreux observateurs soulignent que les retombées économiques de ces accords – emplois, infrastructures, exportations – profitent directement aux habitants des régions sahariennes.
Un revers politique pour les séparatistes
Pour les analystes, la conclusion de ce nouvel accord bilatéral marque un nouveau revers pour le polisario, qui avait célébré avec enthousiasme les décisions antérieures de la CJUE. L’intégration explicite des produits issus des provinces du Sud dans le régime commercial UE-Maroc confirme la continuité du partenariat stratégique entre Rabat et Bruxelles.
Ce développement s’inscrit dans la dynamique internationale croissante en faveur de l’autonomie comme solution réaliste et crédible au différend régional, appuyée par un nombre grandissant d’États membres de l’Union, dont l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Espagne et la France.
Alors que le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir fin octobre 2025 pour examiner la question du Sahara, la signature imminente de cet accord pourrait renforcer la position diplomatique du Maroc, en soulignant la normalisation de ses relations économiques sur l’ensemble de son territoire et en confirmant sa souveraineté effective sur ses provinces du Sud.
