Conseil de paix: le Maroc parmi les trois seuls pays qui honorent leurs engagements

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Bourita signe la charte constitutive du Conseil de paix
Le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, signe la charte constitutive du Conseil de paix, le 22 janvier 2025 à Davos, en Suisse. © DR

Le Conseil de paix de Donald Trump ne disposerait que d’une petite partie des 17 milliards de dollars promis pour Gaza. Le Maroc fait partie des trois seuls contributeurs effectifs.

Lors d’une conférence organisée à Washington, dix jours avant que les frappes américano-israéliennes contre l’Iran ne plongent le Moyen-Orient dans la guerre actuelle, une dizaine de pays ont annoncé des engagements financiers totalisant 17 milliards de dollars pour la reconstruction et la gouvernance de Gaza.

Le plan prévoit une vaste reconstruction du territoire palestinien, conditionnée au désarmement du Hamas et au retrait des troupes israéliennes. Il inclut également la mise en place d’un Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), destiné à prendre le relais du Hamas.

Mais dans les faits, les contributions tardent. Selon Reuters, qui cite une source proche du dossier, seuls trois pays ont effectivement versé des fonds, mais pour un total inférieur à un milliard de dollars. Il s’agit du Maroc, des Emirats arabes unis et des Etats-Unis.

Lire aussi. Washington: Bourita à la première réunion du Conseil de paix, 7 milliards $ débloqués pour Gaza

Une autre source, un responsable palestinien, a déclaré que le Conseil de paix a informé le Hamas et d’autres factions palestiniennes que le NCAG ne peut pas entrer présentement à Gaza par faute de financement. «Aucun fonds n’est actuellement disponible», aurait indiqué l’émissaire du conseil, Nickolay Mladenov, selon la source palestinienne.

Le Conseil de la paix financé selon les besoins

Le Conseil de paix a pour sa part démenti toute contrainte budgétaire, affirmant que les financements sont mobilisés «selon les besoins». «Le Conseil de paix est une organisation avec une structure allégée, axée sur l’exécution, qui mobilise les fonds en fonction des besoins. Il n’existe aucune contrainte de financement. À ce jour, toutes les demandes de financement ont été satisfaites immédiatement et intégralement», a-t-il répondu dans un post sur les réseaux sociaux.

La reconstruction de Gaza, dont près de 80% des bâtiments ont été détruits, est estimée à environ 70 milliards de dollars par les institutions internationales. Ce blocage illustre les difficultés rencontrées par Donald Trump dans ses initiatives diplomatiques, alors que les tensions régionales restent vives.

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