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Criquets: la FAO met en garde contre une nouvelle vague dans le sud et le centre du Maroc
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La FAO a averti d’un risque accru de propagation de criquets pèlerins dans plusieurs régions du Maroc, en particulier dans le sud et le centre du pays.
L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) met en garde contre un risque de nouvelle vague de criquets pèlerins au Maroc. Des essaims venus de Mauritanie et la reproduction de groupes locaux pourraient favoriser leur propagation dans plusieurs régions du sud et du centre du pays.
Selon la dernière note d’information de l’organisation, une partie des essaims observés au Maroc provient de Mauritanie, tandis que d’autres groupes se sont formés localement dans plusieurs zones du royaume. Les conditions météorologiques favorables et l’abondance du couvert végétal ont contribué à la multiplication et à la dispersion de ces insectes.
Une progression vers le nord
La FAO indique que le mois de février a été marqué par une augmentation du nombre d’insectes adultes immatures dans les zones désertiques. Certaines populations ont commencé à atteindre leur maturité et à se reproduire, tandis que d’autres groupes se sont déplaceés vers le nord.
Des criquets ont ainsi été observés jusqu’au nord d’Agadir, alors que d’autres essaims ont été signalés dans les îles Canaries et dans l’ouest de l’Algérie.
Des zones favorables à la prolifération
La croissance du couvert végétal a favorisé l’expansion des criquets dans plusieurs régions, notamment:
– le long de la côte atlantique,
– dans les montagnes de l’Anti-Atlas,
– dans les vallées du Souss-Massa et du Drâa,
– ainsi que dans la région de Bir Anzarane.
Risque d’une nouvelle vague en mars
La FAO avertit que la migration vers le nord pourrait se poursuivre durant le mois de mars, avec la possibilité d’une nouvelle vague de criquets adultes et de petits essaims.
Des groupes de larves et de nouvelles colonies pourraient également apparaître dans certaines zones, ce qui nécessite un renforcement des opérations de surveillance et de lutte.
Des opérations de lutte déjà menées
Au cours du mois de février, les équipes marocaines ont mené des opérations de surveillance et de traitement sur 34.537 hectares, dont 9.400 hectares par voie aérienne.
À titre de comparaison, les opérations de lutte ont concerné 15 hectares en Mauritanie et 12 hectares en Algérie durant la même période.
Face à cette situation, la FAO insiste sur la nécessité de poursuivre les campagnes de surveillance et de lutte de manière intensive afin d’éviter une propagation plus large des essaims dans la région.
