Cybercriminalité: Le Maroc au cœur d’une vaste opération d’Interpol dans la région MENA

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Les autorités marocaines ont participé activement à l’opération internationale « Ramz » menée par Interpol au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Ce coup de filet d’envergure a permis d’identifier près de 4.000 victimes et de mener à d’importantes saisies de matériel technologique dans le Royaume.

Dans le cadre de cette offensive de lutte contre la cybercriminalité, le Maroc s’est illustré par des actions concrètes sur le terrain. Les autorités marocaines ont ainsi procédé à la saisie d’ordinateurs, de smartphones et de disques durs externes. Ces appareils contenaient des données bancaires ainsi que des logiciels malveillants utilisés pour mener des opérations d’hameçonnage (phishing).

Baptisée « Ramz » et coordonnée par l’organisation internationale de police criminelle (dont le siège est à Lyon), cette opération s’est déroulée entre octobre 2025 et février 2026. Elle visait à démanteler les infrastructures malveillantes et à repérer les auteurs d’escroqueries en ligne à l’origine d’importantes pertes financières.

Au total, 13 pays de la région ont uni leurs forces, permettant aux polices participantes d’identifier précisément 3 867 victimes. Les forces de l’ordre ont procédé à l’arrestation de 201 suspects, à l’identification de 382 autres, et ont mis la main sur une cinquantaine de serveurs informatiques.

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Pour mener à bien ces enquêtes, un volume crucial de près de 8.000 données et renseignements a été échangé entre les pays participants, parmi lesquels figurent le Maroc, l’Algérie, le Bahreïn, l’Égypte, l’Irak, la Jordanie, le Liban, la Libye, Oman, la Palestine, le Qatar, la Tunisie et les Émirats arabes unis.

En Jordanie, une quinzaine de personnes ont été interpellées pour avoir incité des victimes à investir sur une fausse plateforme de trading, devenue inaccessible une fois l’argent déposé. L’enquête a révélé un réseau de traite d’êtres humains : les cyber-escrocs étaient des personnes recrutées en Asie sous de fausses promesses d’emploi, dont les passeports étaient confisqués à leur arrivée pour les contraindre à alimenter l’arnaque.
Au Qatar, les enquêteurs ont détecté de nombreux ordinateurs compromis. Leurs propriétaires, ciblés à leur insu par des cyberattaques, ignoraient que leurs propres machines étaient utilisées par les réseaux criminels pour propager des menaces en ligne.

Un fléau aux conséquences financières abyssales

Cette opération rappelle l’urgence de la coopération sécuritaire face à un phénomène en pleine explosion. Selon une étude du Forum économique mondial publiée en avril 2025, la cybercriminalité représente un coût astronomique pour l’économie globale, estimé à quelque 18 millions de dollars (environ 15 millions d’euros) par minute, soit un impact annuel d’environ 9,5 trillions de dollars (près de 8,17 trillions d’euros).

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