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Cyberguerre Maroc-Algérie: des hackers marocains piratent l’Université de Sétif
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Le groupe de hackers marocain «Phantom Atlas» a revendiqué ce mardi 20 mai une série de cyberattaques ciblant l’université Ferhat Abbas de Sétif, en Algérie.
Dans une publication diffusée sur leur canal Telegram, les membres du groupe affirment avoir réussi à infiltrer les systèmes informatiques de l’université et à exfiltrer plus de 3,5 gigaoctets de données.
Ce piratage s’inscrit dans une escalade de représailles numériques entre hackers marocains et algériens, amorcée par la cyberattaque ayant visé la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) du Maroc en avril dernier.
Phantom Atlas, déjà connu pour avoir mené des opérations de représailles contre des institutions algériennes, affirme avoir publié une partie des données récupérées sur des canaux privés et menace de nouvelles révélations.
Par le passé, le groupe avait revendiqué des attaques contre la Mutuelle générale de la poste et des télécommunications (MGPTT) ainsi que le ministère algérien du Travail, annonçant alors avoir mis la main sur 13 Go de données sensibles, dont des informations personnelles et des documents stratégiques internes.
Ces actions sont présentées comme une riposte directe aux agissements du collectif algérien «Jabaroot», qui avait revendiqué le 8 avril dernier l’infiltration de plusieurs systèmes marocains, notamment ceux du ministère de l’Emploi et de la CNSS, avec à la clé des fuites massives de données concernant des millions de salariés et de fonctionnaires.
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Dans un ton virulent, Phantom Atlas a averti que toute nouvelle provocation sera suivie d’une riposte disproportionnée, tout en rappelant que «le Sahara marocain n’est pas sujet à débat et restera sous souveraineté marocaine pleine et entière».
Le groupe conclut son message en lançant une menace: «Ce que nous avons publié n’est que le début. Les données restantes seront dévoilées en temps voulu.»
Pour rappel, dans un communiqué diffusé le 9 avril, la CNSS avait confirmé avoir été ciblée par une tentative d’intrusion informatique. Elle a reconnu une fuite de données, tout en précisant que plusieurs documents diffusés étaient soit falsifiés, soit inexactement interprétés.
