C'est sans-doute le selfie de ce début d'année. Sur son compte Twitter officiel, le premier…
Discours Royal: Mohammed VI appelle à accélérer les chantiers sociaux
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Devant le Parlement, le Roi Mohammed VI a exigé, ce vendredi 10 octobre, du gouvernement une « plus grande célérité » dans la mise en œuvre des programmes de développement, plaçant l’amélioration de l’éducation, de la santé et l’emploi des jeunes au sommet des priorités nationales.
La scène politique nationale vient de recevoir une injonction claire, dénuée de toute ambiguïté. En ouvrant la dernière année législative du mandat de l’actuel gouvernement, le Roi Mohammed VI a profité de la tribune parlementaire pour recadrer l’action de l’Exécutif et des élus, mettant en lumière ce qui s’apparente à une décélération dans la mise en œuvre des chantiers sociaux. Le message est simple: l’urgence est sociale, et elle ne peut plus attendre.
Le cœur du Discours Royal de vendredi dernier a battu au rythme d’un mot-clé : «célérité». S’adressant directement à l’Exécutif, le Souverain a exprimé l’attente d’une mise en œuvre des programmes de développement avec une «plus grande célérité» et un «impact plus fort».
جلالة الملك يترأس افتتاح الدورة الأولى من السنة التشريعية الخامسة من الولاية التشريعية الحادية عشرةhttps://t.co/rG62TW20nN
SM le Roi préside l’ouverture de la première session de la 5e année législative de la 11e Législaturehttps://t.co/taEe4PqI5i pic.twitter.com/0WIkuQ0zs0
— Agence MAP (@MAP_Information) October 10, 2025
Cette exigence de vitesse n’est pas anodine. Elle vise spécifiquement les domaines où l’attente citoyenne est la plus vive et où les carences structurelles persistent malgré les réformes annoncées: l’éducation et la santé. Ces deux piliers, jugés cruciaux pour la justice sociale et la construction d’une classe moyenne solide, doivent désormais figurer au sommet des priorités, au même titre que la création d’emplois pour les jeunes.
L’un des points les plus stratégiques du Discours réside peut-être dans la mise en garde contre la « rivalité » perçue entre les «grands projets nationaux» – souvent synonymes d’infrastructures lourdes, de développement régional ambitieux et de méga-investissements – et les «programmes sociaux».
Le Roi a émis un diagnostic sévère. Le Souverain a mis en garde contre le creusement d’un fossé entre le Maroc des chantiers pharaoniques (le TGV, les ports en eaux profondes, etc.) et le Maroc de la vie quotidienne (l’hôpital public, l’école rurale, l’emploi des diplômés).
En affirmant que les deux sont intrinsèquement liés et doivent œuvrer au même but — «développer le pays et améliorer les conditions de vie des citoyens» — le Roi rappelle que la modernité d’une nation ne se mesure pas uniquement à ses infrastructures, mais surtout à l’équité de l’accès aux services de base pour sa population.
Un repositionnement stratégique
Alors que les parlementaires entament la dernière ligne droite de leur mandat, ce discours agit comme un levier de pression sur un gouvernement qui a désormais l’obligation de produire des résultats tangibles et rapides sur le front social.
L’injonction de « célérité » ne signifie pas bâcler, mais plutôt éliminer les pesanteurs bureaucratiques et les lourdeurs administratives qui sont les véritables freins à l’exécution sur le terrain. L’appel à une nouvelle génération de programmes de développement territorial, couplé à cette exigence sociale, dessine la feuille de route pour l’année à venir : un effort concentré, ciblé, et dont l’impact doit être immédiatement mesurable par le citoyen, qu’il soit au cœur des grandes métropoles ou dans les zones rurales les plus isolées.
Le message est clair : l’heure n’est plus aux grandes annonces, mais à l’exécution sans délai d’un contrat social qui ne peut souffrir d’une « rivalité » entre la pierre et l’humain.
