Le bras de fer entre le ministère de la Santé et les étudiants en médecine…
Belgique: des étudiants saisissent la justice pour fraude à l’IA lors de l’examen d’entrée en médecine
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Des étudiants envisagent d’engager une action en justice pour qu’une enquête soit menée sur une possible fraude utilisant l’intelligence artificielle (IA) lors de l’examen d’entrée en médecine en Flandre, partie nord de la Belgique, a indiqué, mercredi, leur avocat, Me Christophe Vangeel.
Plus tôt cette semaine, plusieurs étudiants avaient interjeté appel auprès de la commission d’examen, soupçonnant certains participants d’avoir triché à l’aide de ChatGPT afin de répondre aux questions de l’examen d’entrée de médecine. Le taux de réussite a été exceptionnellement élevé cette année, atteignant 47 %. Les années précédentes, le taux de réussite était significativement plus bas : 18,9% en 2024 et 36,7% en 2023.
Toutefois, la commission d’appel ne veut pas enquêter sur une éventuelle fraude utilisant l’IA à grande échelle, estime Me Vangeel, cité par l’agence Belga.
Au moins cinq étudiants souhaitent que la commission procède à cette enquête en référé devant le tribunal civil. « Le tribunal peut soit désigner un expert, soit obliger la commission d’appel à mener elle-même l’enquête », explique l’avocat.
Cette enquête permettrait de déterminer, entre autres, quels sites web ont été consultés et par qui. « Si tous les ordinateurs pouvaient être analysés, les fraudeurs pourraient être radiés du classement », conclut Me Vangeel. Cela permettrait d’établir un nouveau classement, sur la base duquel ses clients pourraient être encore éligibles au programme universitaire.
Le 3 et 4 juillet, 5.544 étudiants ont passé l’examen d’entrée de médecine. Si, après vérification d’un certain nombre d’ordinateurs, une fraude se confirmait, l’examen pourrait être déclaré nul et non avenu et donc reprogrammé.
L’Agence pour l’enseignement supérieur, la formation continue, les qualifications et les bourses d’études (AHOVOKS), qui organise l’examen, rejette la version des étudiants plaignants.
« Il est absolument faux de prétendre que nous refusons obstinément d’enquêter sur les cas de fraude », a déclaré sa porte-parole, Viona Raymaekers. La commission d’appel rendra sa décision vendredi concernant les étudiants qui ont déposé plainte. Des explications complémentaires seront également fournies concernant les enquêtes menées.
