Victime d’une violente agression perpétrée il y a quelques semaines par un élève à Erfoud,…
Education: grève générale après la mort d’une enseignante agressée à la hache par un élève
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Le monde de l’enseignement au Maroc est en deuil. Les syndicats les plus représentatifs du secteur ont annoncé une grève générale nationale pour ce mercredi 16 avril en hommage à Hajar, enseignante à l’Institut de formation professionnelle d’Erfoud, décédée des suites d’une agression à la hache perpétrée par un stagiaire.
Des sit-in sont également prévus devant les directions provinciales et les académies régionales. Les syndicats ont également appelé les enseignants à porter un brassard noir, et à organiser des rassemblements de protestation durant les pauses matinales et de l’après-midi ces lundi 14 et mardi 15 avril. Cette mobilisation est portée par un front syndical regroupant la FDT, la FNE, l’UGTM, la CDT et l’UMT.
La Fédération nationale de la formation professionnelle, affiliée à l’Union marocaine du travail (UMT) avait déjà appelé à descendre dans la rue pour protester contre le décès de l’enseignante, survenu dimanche dernier. Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime aurait été attaquée à la hache par un élève de 21 ans, en colère après avoir été signalé pour comportement perturbateur.
L’agression, survenue à l’extérieur de l’établissement, a plongé la professeure dans un coma profond. Hospitalisée d’urgence au CHU de Fès, elle a succombé à ses blessures dimanche matin. Selon des sources locales, l’enseignante a rendu l’âme après avoir passé plusieurs semaines en soins intensifs à l’hôpital universitaire de Fès, en raison de la gravité des blessures causées par l’agression.
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L’affaire, survenue en plein mois de Ramadan, a suscité une onde de choc dans l’opinion publique. Une vidéo montrant l’enseignante gisant au sol a largement circulé sur les réseaux sociaux, provoquant l’indignation de la communauté éducative et des citoyens.
La défunte, professeure de langue française à l’Institut de formation professionnelle d’Erfoud, avait été violemment attaquée lorsqu’un élève lui a planté une hache dans la tête. Ce dernier a été rapidement interpellé par les services de police d’Erfoud, et placé en garde à vue. Il fait l’objet d’une enquête judiciaire supervisée par le parquet compétent.
Ce drame relance de manière urgente le débat sur la sécurité dans les établissements de formation, les conditions de travail des enseignants et le respect de leur intégrité physique et morale. Pour les syndicats, il ne s’agit pas seulement d’un acte isolé, mais d’un symptôme d’un malaise plus profond dans le système éducatif.
