Le ministère de l'Education nationale, de la Formation professionnelle, de l'Enseignement supérieur et de la…
Éducation nationale: un mois de février sous haute tension
Publié le
Après l’enseignement supérieur, c’est au tour des syndicats de l’éducation nationale de hausser le ton. Accusant le ministère de tutelle de «procrastination» dans le traitement des dossiers en suspens, plusieurs centrales syndicales annoncent un mois de février sous haute tension.
Dans un communiqué conjoint daté du 27 janvier 2026, des syndicats représentatifs de l’Éducation nationale affirment avoir atteint un point de rupture avec le ministère. En cause, selon eux: une gestion jugée défaillante des dossiers revendicatifs et un dialogue social au point mort.
Pour ces organisations, le temps des échanges de façade est révolu; l’heure est à la démonstration de force pour exiger le respect des engagements, notamment ceux issus de l’accord du 26 décembre 2023.
La crise des agrégés
Au centre de cette nouvelle montée de tension, le dossier des professeurs agrégés fait figure de détonateur. Malgré les propositions soumises par les syndicats pour moderniser leur statut et renforcer leur reconnaissance professionnelle, le ministère est accusé de « gagner du temps».
Lire aussi. Education: l’AMDH dénonce le démantèlement de l’école publique
Pour les centrales, l’enjeu dépasse le seul cadre catégoriel : le système de l’agrégation est présenté comme l’un des piliers de l’excellence dans l’école publique, des classes préparatoires au secondaire qualifiant. L’absence de réponse claire sur leur statut spécifique est interprétée comme un signal négatif quant à la priorité accordée à la qualité de l’enseignement.
La riposte syndicale se veut graduelle, mais résolue. Le programme de mobilisation annoncé pour février 2026 laisse présager un mois agité. Après une semaine d’actions et de communication du 2 au 8 février, un premier débrayage national de 48 heures est prévu les 11 et 12 février.
Le point d’orgue est annoncé pour la semaine suivante, avec une grève de trois jours (les 17, 18 et 19 février), assortie d’un sit-in à Rabat et d’un rassemblement devant le siège du ministère de l’Éducation nationale le mercredi 18 février.
L’impasse du dialogue
En dénonçant l’absence de «signaux positifs» de la part du ministère, les syndicats mettent le gouvernement face à ses responsabilités. Ils reprochent à la tutelle de ne pas convoquer de réunions décisives pour finaliser les projets de réforme et acter les engagements antérieurs.
En toile de fond, un risque clairement assumé par les partenaires sociaux: celui d’une année scolaire fortement perturbée, voire d’un scénario d’année blanche si le bras de fer venait à s’enliser.
