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Un fonctionnaire pour 1.200 étudiants : la crise des ressources humaines inquiète dans l’enseignement supérieur
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Le bureau national du Syndicat national des fonctionnaires de l’enseignement supérieur et des cités universitaires, affilié à la Confédération démocratique du travail (CDT), a insisté sur la nécessité d’accélérer l’adoption d’un statut de base motivant et équitable couvrant l’ensemble des fonctionnaires du secteur. Il a également alerté sur un déficit aigu en ressources humaines, certaines institutions enregistrant un ratio d’un seul fonctionnaire pour 1.200 étudiants.
Cette position fait suite à une réunion tenue vendredi au siège du ministère de tutelle, en présence du secrétaire général du ministère, du directeur des ressources humaines et du chef du département du personnel, consacrée au suivi des revendications du syndicat.
Vers l’intégration de l’ensemble des fonctionnaires du secteur
Le bureau national a exprimé son mécontentement face à la poursuite du retard dans l’adoption du statut de base, soulignant l’absence de réponses claires et définitives quant à son avenir. Il a toutefois relevé l’engagement du ministère à inclure l’ensemble des fonctionnaires du secteur, y compris ceux des cités universitaires, de l’administration centrale et des autres établissements concernés.
Le syndicat a réaffirmé son attachement à la version finale du projet issue des précédents travaux participatifs, qui comprend des solutions structurelles et des acquis matériels visant à améliorer la carrière professionnelle et à corriger la situation financière des fonctionnaires. Il a également demandé l’alignement des fonctionnaires du secteur sur ceux de secteurs similaires, notamment la justice et les finances, en matière d’indemnités, rejetant toute solution ne répondant pas à leurs attentes.
Les titulaires de doctorats dans l’expectative
Concernant la situation des titulaires d’un doctorat, le syndicat a insisté sur la nécessité de trouver une solution équitable pour cette catégorie. Il a salué l’interaction positive du ministère et son engagement à régler ce dossier de manière progressive, conformément aux accords conclus et dans les meilleurs délais possibles.
S’agissant de l’augmentation salariale annoncée en dehors du statut de base, le syndicat a précisé que la proposition émane du ministère et relève de sa responsabilité. La formulation juridique et les modalités d’application restent en cours d’étude, tout en soulignant que cette augmentation ne saurait se substituer à l’adoption du statut de base.
Un déficit colossal de personnel
Le bureau national a également mis en garde contre les conséquences du manque important de personnel, précisant que certaines institutions enregistrent un ratio d’un fonctionnaire pour 1.200 étudiants, un niveau qui dépasse largement les normes nationales et internationales.
Ce déficit a engendré une forte pression sur les fonctionnaires, conduisant à des cas d’agressions physiques, notamment dans les services chargés des affaires estudiantines. Le syndicat a ainsi souligné l’urgence d’améliorer les conditions de travail et de renforcer la protection du personnel, appelant à consacrer 50 % des postes budgétaires au recrutement d’administratifs et de techniciens afin de combler ce manque.
Le syndicat a également rejeté la poursuite de l’attribution de missions administratives sensibles, telles que la surveillance des examens ou l’accès à des données confidentielles, à des employés de sociétés de sous-traitance ou à des étudiants, estimant qu’il s’agit d’une violation juridique portant atteinte à la valeur des diplômes universitaires et à la dignité des fonctionnaires.
Des promotions en vue
Il a rappelé que le ministère s’était engagé à publier une circulaire interdisant aux employés des sociétés de sous-traitance d’exercer des missions administratives, tout en dénonçant la généralisation de ce mode de recrutement et la multiplication des postes d’agents d’accueil, considérés comme coûteux pour le budget de fonctionnement. Le syndicat a demandé l’arrêt de ces pratiques et l’intégration des concernés dans la fonction publique.
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Enfin, concernant la formation continue, le syndicat a appelé à la publication d’une circulaire ministérielle destinée aux présidents d’université afin de lever les obstacles rencontrés par les fonctionnaires souhaitant poursuivre leurs études, notamment les frais d’inscription élevés imposés dans certains cas, en particulier lorsqu’ils s’inscrivent dans une université différente de celle où ils exercent.
En matière de promotion, les représentants du ministère se sont engagés, selon le communiqué syndical, à procéder aux promotions au choix avant l’annonce des résultats des examens professionnels, afin d’éviter la perte de postes.
