Le remaniement gouvernemental de ce mercredi 23 octobre a réservé une surprise de taille avec…
Remaniement: Mohamed Saad Berrada, de patron d’une confiserie à ministre de l’Éducation nationale
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Un parcours pour le moins singulier que celui du nouveau ministre de l’Éducation nationale. Issu du monde des affaires, le patron de la confiserie Michoc et administrateur d’Afriquia Gaz, est désormais M. le ministre de l’Éducation nationale, de l’Enfance et des Sports.
Mohamed Saad Berrada, nommé par le Roi Mohammed VI mercredi soir dans la nouvelle composition du gouvernement Akhannouch, est au cœur des discussions. Cet homme d’affaires succède à Chakib Benmoussa, désormais à la tête du Haut-Commissariat au Plan, en remplacement d’Ahmed Lahlimi Alami.
Sa proximité avec le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a certainement joué un rôle clé dans sa nomination. Membre du bureau politique du Rassemblement national des indépendants (RNI), il a également été membre du conseil d’administration de la société Afriquia Gaz, filiale du holding Akwa, détenu par le Chef du gouvernement.
Diplômé de l’École des Ponts et Chaussées à Paris, le nouveau ministre a lancé en 1997 la marque de confiserie Michoc, une success story qui lui a valu le surnom de «roi de la sucette».
L’homme d’affaires a aussi fondé plusieurs autres entreprises dans l’industrie pharmaceutique et a réalisé de nombreux investissements dans l’agroalimentaire. De plus, il possède une entreprise de travaux publics cotée en bourse, ce qui soulève des questions sur son lien avec les domaines de l’éducation, de l’enseignement et des sports.
Sous le feu des critiques, Berrada a fait l’objet de nombreuses questions de la part des journalistes lors de la première conférence de presse du porte-parole du gouvernement Akhannouch II, Mustafa Baitas.
Ce dernier a tenté de défendre la nomination de Mohamed Saad Berrada. Lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion du Conseil du gouvernement, Baitas a expliqué que tous les ministres nommés lors du remaniement gouvernemental possédaient une expérience politique suffisante pour mener à bien les réformes nécessaires.
«La spécialisation dans un domaine particulier peut être importante dans certaines professions, mais dans le domaine politique, nous avons vu des personnalités réussir dans des secteurs qui ne leur étaient pas nécessairement liés», a-t-il déclaré.
