Entre colère et dérision, la Toile répond aux menaces de Khalfi
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Plusieurs internautes ont exprimé leur colère et leur indignation après la sortie médiatique du porte-parole du gouvernement Mustapha El Khalfi dans laquelle il met en garde les internautes marocains quant à la diffusion de fausses informations concernant la campagne de boycott.
Pour ce faire, de nombreux internautes ont utilisé le hashtag #Véhiculer_de_fausses_informations accompagné de tweets satiriques.
https://www.facebook.com/cherkom.1971/posts/354340028304229
https://www.facebook.com/yjajili/posts/10211919164590478
الحكومة صبت مزيدا من "الحليب" على النار!
وشعلات مزيان دابا.#أخبار_زائفة— Rachid Aourraz | رشيد أوراز (@aourraz) May 10, 2018
https://twitter.com/Ibrabouh/status/994627550931537925
العقوبة ديال الحليب وعرفناها والماء والمازوط شحال ديال الحبس؟#ترويج_أخبار_زائفة#مقاطعون – perplexe
— Layla (@laylarebel) May 10, 2018
اليوم ولله الحمد استلم السيد الخلفي حقيبة الوزير المتحدث باسم سنترال 😊
— assma mouden (@AssmaIf) May 10, 2018
Certains internautes sont même allés plus loin en partageant des vidéos de la campagne électorale du PJD d’il y a une année.
https://www.facebook.com/aziz.boudad.9/posts/10213831387357794
Pour rappel, le ministre Pjdiste avait réagi ce jeudi à la campagne de boycott à l’issue du Conseil du gouvernement qui s’est tenu à Rabat. Dans sa déclaration, El Khalfi avait mis en garde les internautes qui font circuler de fausses information en lien avec la campagne de boycott.
« Véhiculer des allégations mensongères est une pratique illégale qui ne relève en aucun cas de la liberté d’expression », avait-il déclaré, ajoutant que le gouvernement œuvrera à la révision de la loi actuelle « car personne ne saurait accepter que l’on véhicule des informations erronées pouvant porter atteinte à la réputation du pays et à son économie ».
Ce ne serait en tout cas pas le premier ministre qui suscite l’indignation des internautes en réagissant à la campagne de boycott. Les déclarations du ministre de l’Economie et des finances, Mohamed Boussaïd il y a deux semaines, avaient elles aussi suscité une vague de critiques, surtout à cause du terme «étourdis» utilisé par le ministre de l’Economie pour décrire les boycotteurs.
