La Guardia Civil a arrêté trois personne, une à Murcia, l’autre à Alicante et la dernière…
Espagne: arrestation du chef d’un réseau extrémiste pour incitation à la violence contre les Marocains
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Le leader du mouvement «Deportadlos ahora» (Expulsez-les maintenant), a été interpellé à Barcelone pour avoir incité à des attaques ciblées contre les migrants, en particulier les Marocains.
En Espagne, un tournant judiciaire majeur survient avec l’arrestation à Barcelone du dirigeant du mouvement raciste « Deportadlos ahora », accusé d’avoir incité à des agressions contre des migrants d’origine maghrébine, principalement marocaine, dans la ville de Torre Pacheco, en Murcie. L’enquête révèle l’ampleur d’un réseau virtuel extrémiste aux ramifications européennes.
Ce mouvement, actif sur les réseaux sociaux et particulièrement sur Telegram, avait récemment appelé à des « chasses aux migrants » dans la commune de Torre Pacheco. La chaîne Telegram diffusant ces appels a été fermée par les autorités, et l’affaire transférée au tribunal d’instruction de San Javier.
Le ministère espagnol de l’Intérieur a confirmé que deux ordinateurs ont été saisis au domicile du suspect. Ils sont actuellement analysés pour déterminer l’étendue de ses activités et ses liens avec d’autres groupes radicaux. Le suspect est identifié comme un acteur influent de la mouvance suprémaciste européenne « Deport Them Now UE », qui promeut l’idée d’une « expulsion massive » de migrants à l’échelle continentale.
Cette plateforme, jusqu’ici marginale, a gagné en visibilité à partir de mars 2025, en apparaissant lors de rassemblements organisés avec l’extrême droite espagnole et européenne, notamment à Barcelone et lors du Sommet sur la remigration à Gallarate, en Italie.
Selon El País, le groupe utilisait ses canaux pour partager des cartes de quartiers à forte population maghrébine, des conseils pour échapper à la police, et des techniques de guérilla urbaine. Plusieurs membres de groupes d’ultras de football ou d’extrême droite, comme Núcleo Nacional, auraient rejoint ces discussions.
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En réaction, le chef du gouvernement Pedro Sánchez a dénoncé une attaque « incompatible avec la démocratie » et réaffirmé que « l’Espagne est une terre de droits, pas de haine ».
L’enquête, coordonnée par le parquet des crimes de haine de Murcie, pourrait aboutir à d’autres arrestations, alors que le réseau semble se fragmenter depuis le coup de filet du 15 juillet à Mataró.
