Le Président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, est arrivé, ce mercredi, au Maroc dans le…
Après le refus espagnol, le Maroc décline l’idée d’un «plan B» pour frapper l’Iran
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Après le refus de Madrid d’utiliser ses bases contre l’Iran, le Maroc ne se positionne pas comme alternative, sur fond de tensions entre l’Espagne et les États-Unis.
En pleine escalade au Moyen-Orient, la crise diplomatique entre l’Espagne et les États-Unis s’est accentuée après le refus catégorique de Madrid d’autoriser l’usage de ses bases militaires pour des frappes potentielles contre l’Iran. Dans ce contexte tendu, le Maroc n’a pas donné suite à l’idée de se poser en solution de remplacement.
Madrid invoque la souveraineté et le droit international
Le gouvernement de Pedro Sánchez a rejeté toute utilisation des bases de Rota et Morón pour soutenir une opération offensive contre l’Iran. La ministre de la Défense Margarita Robles a rappelé que toute mission dépassant le cadre strict des accords bilatéraux nécessite une autorisation expresse du gouvernement espagnol.
Selon Madrid, une attaque contre l’Iran sans mandat international explicite ne disposerait pas de base juridique suffisante.
🇪🇸🇺🇸 BREAKING: Spain has ordered U.S. tanker aircraft to leave its Morón and Rota bases after Madrid rejected allowing support for the military strikes against Iran, Reuters reports. pic.twitter.com/XY6uB0yrhA
— Defence Index (@Defence_Index) March 2, 2026
Pedro Sánchez défend une position de principe: il est possible de critiquer le régime iranien tout en refusant une intervention militaire jugée unilatérale et hors du cadre de la légalité internationale.
Réactions américaines et tensions politiques
À Washington, le refus espagnol a suscité de vives critiques, notamment de la part du sénateur républicain Lindsey Graham. Ce proche des cercles du Pentagone a dénoncé un manque de solidarité dans un moment jugé critique, accusant Madrid d’affaiblir l’unité des alliés.
It’s not a value if it only applies to you and your backyard.
It’s time for our European allies to have moral clarity when it comes to the Iranian people and their fight for freedom. pic.twitter.com/DmEiiCA6CI
— Lindsey Graham (@LindseyGrahamSC) March 3, 2026
La controverse a pris une dimension stratégique lorsque plusieurs avions militaires américains, notamment des ravitailleurs, ont quitté les bases espagnoles pour être redéployés vers l’Allemagne et la France. Si Madrid parle d’une décision opérationnelle américaine, certains analystes y voient un signal politique fort.
Le Maroc ne se positionne pas en alternative
Dans ce contexte, l’hypothèse d’un recours à des installations au Maroc comme solution de repli n’a pas été concrétisée. Rabat ne s’est pas présenté comme alternative logistique aux bases espagnoles.
«Malgré certaines spéculations désignant le Maroc comme un emplacement alternatif possible pour les forces américaines, les données disponibles indiquent que Washington est actuellement déterminé à investir dans la base de Rota et à l’agrandir, à la maintenir comme un centre clé pour projeter l’influence américaine en Méditerranée, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, et à éviter tout déménagement immédiat», écrit le quotidien de droite La Razon.
Un débat sur la nature des alliances
Cette séquence révèle une divergence d’approche entre Washington et certains alliés européens sur la notion d’engagement automatique au sein de l’OTAN.

Pour les États-Unis, la solidarité stratégique implique un soutien opérationnel face à des menaces jugées communes. Pour Madrid, la souveraineté nationale et le respect du droit international priment, même au prix de tensions bilatérales.
L’évolution de cette crise pourrait avoir des répercussions plus larges sur la coopération militaire, les investissements américains en Espagne et la coordination sécuritaire dans le flanc sud de l’Europe.
