Youssef Amrani, que le Roi Mohammed VI a nommé, jeudi, ambassadeur auprès des États-Unis d'Amérique,…
Maroc–États-Unis : Amrani plaide pour une alliance sans plafond depuis Harvard
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L’ambassadeur du Maroc aux États-Unis, Youssef Amrani, a plaidé pour une montée en puissance du partenariat stratégique maroco-américain, appelé à jouer, selon lui, un rôle structurant dans les équilibres régionaux et atlantiques à venir.
En intervention à la prestigieuse Arab Conference at Harvard, tenue à Boston, Youssef Amrani a plaidé pour un renforcement ambitieux du partenariat stratégique entre le Maroc et les États-Unis, qu’il considère comme un levier majeur des équilibres régionaux et atlantiques à venir.
Devant un parterre composé de diplomates, universitaires, chefs d’entreprise et étudiants issus des grandes universités américaines, le diplomate marocain a rappelé la profondeur historique de cette relation bilatérale, qui remonte à près de 250 ans.
Il a notamment souligné que le Maroc fut le premier pays à reconnaître l’indépendance des États-Unis en 1777, ajoutant que le traité d’amitié liant les deux nations demeure l’un des plus anciens accords diplomatiques encore en vigueur.
« Les fondations sont posées. Ce qui vient ensuite est une question d’ambition », a-t-il affirmé, estimant que le potentiel de cette relation « n’a pas de plafond ».
Des domaines stratégiques au cœur de la coopération
Youssef Amrani a mis en avant plusieurs secteurs clés appelés à structurer l’avenir du partenariat maroco-américain, notamment :
- les minéraux critiques
- les énergies propres
- l’architecture sécuritaire
- la connectivité atlantique
Il a également évoqué la densité de la coopération militaire entre les deux pays, citant notamment l’exercice African Lion, considéré comme le plus important exercice militaire annuel organisé sur le continent africain.
Le Maroc, plateforme stratégique en mutation
Dans un contexte international marqué par de profondes recompositions, l’ambassadeur a insisté sur la stabilité du Maroc et sur la transformation progressive de son modèle économique.
Selon lui, le Royaume s’impose aujourd’hui comme une plateforme industrielle compétitive, intégrée aux chaînes de valeur mondiales, notamment dans des secteurs de pointe tels que :
- l’aéronautique
- l’industrie automobile
- les énergies renouvelables
Cette dynamique, a-t-il souligné, s’inscrit dans une vision de long terme portée au plus haut niveau de l’État.
Le Sahara marocain au cœur des équilibres diplomatiques
Abordant la question du Sahara, Youssef Amrani a rappelé la reconnaissance par les États-Unis, en décembre 2020, de la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud, qu’il a qualifiée de tournant majeur.
Il a également évoqué l’élargissement du soutien international à l’initiative marocaine d’autonomie, notamment à travers la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qu’il considère comme ouvrant une nouvelle phase axée sur la mise en œuvre du processus politique.
Un message adressé aux nouvelles générations
S’adressant à une audience composée en grande partie de jeunes leaders du monde arabe, le diplomate a insisté sur la responsabilité des nouvelles générations dans la définition des trajectoires futures de la région.
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Son intervention, placée sous le thème « Moroccan Foreign Diplomacy and the United States: A Lens on Arab Diplomacy », a donné lieu à des échanges approfondis sur les transformations géopolitiques en cours et le rôle croissant du Maroc sur la scène internationale.
En conclusion, Youssef Amrani a résumé la trajectoire du Royaume en une formule : « Le Maroc n’est pas un miracle. C’est un choix. »
