Après plusieurs mois de réunions tenues avec la Haute autorité de la communication et de…
Faïçal Laraïchi: «la SNRT va absorber 2M, Médi 1 TV et Médi 1 Radio dans deux mois»
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Le président-directeur général de la Société nationale de radiodiffusion et de télévision (SNRT), Faïçal Laraïchi, a annoncé qu’en l’espace de deux mois, la SNRT devrait détenir 100 % de Soread 2M, 100 % de Médi 1 TV, ainsi que 83,6 % de Médi 1 Radio et de Regie 3.
Laraïchi s’exprimait lors d’une réunion de la Commission de l’Éducation, de la Culture et de la Communication à la Chambre des représentants, dédiée notamment à la situation du secteur des médias audiovisuels publics et aux perspectives de réforme. Il a abordé le projet de holding qui regroupera, outre la SNRT, les chaînes 2M et Médi 1.
Un holding en devenir
Le PDG de la SNRT a qualifié cette initiative de regroupement du pôle audiovisuel public de «décision gouvernementale», précisant qu’il ne s’agissait pas de créer une nouvelle société, mais de faire de la SNRT la société mère des chaînes publiques de radio et de télévision.
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«À ce jour, nous avons acquis la radio Médi 1, la chaîne Médi 1 TV, ainsi que la société Regie 3, qui fournit des services publicitaires pour les médias publics», a-t-il expliqué.
Concernant 2M, Faïçal Laraïchi a précisé que des progrès avaient été réalisés en matière d’obligations juridiques, fiscales et financières. D’ici deux mois, la SNRT devrait donc être propriétaire de 100 % de Soread 2M, de 100 % de Médi 1 TV, ainsi que de 83,6 % de Médi 1 Radio et de Regie 3.
Rationalisation et réduction des coûts
Devant les députés, Laraïchi a expliqué que ce «holding» visait à répondre à une vision politique du gouvernement, qui cherche à «regrouper les moyens et rationaliser leur gestion d’un point de vue financier, humain, technique et de production». Cette réorganisation permettra également d’optimiser l’acquisition de programmes, d’investir dans le satellite ou d’améliorer la couverture géographique des informations, tout en réduisant les coûts.
Dans cette optique, il a souligné l’importance d’«investir dans les mêmes équipements et de réutiliser les mêmes équipes», plutôt que de chercher de nouvelles ressources.
«Par exemple, la SNRT dispose d’un important investissement dans les camions de production. Plutôt que d’acheter de nouveaux camions pour 2M ou Médi 1, ces chaînes peuvent utiliser les ressources de la SNRT, ce qui permet de réduire les coûts pour toutes les sociétés concernées», a-t-il illustré.
Il a également évoqué l’arrêt des recrutements dans le domaine de la diffusion au sein de la SNRT, soulignant que les autres entreprises ajoutées au holding, comme 2M, comptent déjà des équipes de 35 à 40 personnes dans ce domaine. Cependant, il a insisté sur le respect des «lignes éditoriales» de chaque chaîne de télévision ou radio. «Il n’est pas question que la SNRT contrôle la ligne éditoriale de 2M ou de Médi 1, de même que la programmation. Chaque société doit préserver son identité», a-t-il conclu.
