Un baron de la drogue a été condamné à de la prison ferme par la…
Fès: un baron de la drogue en relation avec le Polisario condamné à 15 ans de prison
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La Cour d’appel de Fès a condamné un trafiquant de drogue à 15 ans de prison ferme pour des faits graves liés à l’atteinte à la sécurité extérieure de l’État, l’espionnage présumé au profit d’une puissance étrangère et l’incitation contre l’intégrité territoriale.
La chambre criminelle de première instance près la Cour d’appel de Fès a rendu, ce lundi, son verdict à l’encontre du trafiquant de drogue M.D., poursuivi en détention provisoire. Ce dernier a été reconnu coupable de crimes et délits graves liés notamment à l’atteinte à la sécurité extérieure de l’État, à l’outrage à une institution constitutionnelle et à l’incitation contre l’intégrité territoriale du Royaume.
Le tribunal a prononcé à son encontre une peine de quinze ans de réclusion criminelle ferme, assortie des frais de justice.
Collaboration avec des services de renseignement étrangers
Le procureur général du Roi avait décidé de déférer directement l’accusé devant la Chambre criminelle, estimant que l’affaire était en état d’être jugée. Les faits reprochés ont été qualifiés conformément aux dispositions de l’article 190 du Code pénal marocain, qui prévoit des peines allant de cinq à vingt ans de prison en temps de paix pour toute atteinte à la sécurité extérieure de l’État, pouvant aller jusqu’à la peine capitale en cas de circonstances aggravantes en période de guerre.
L’accusé avait été interpellé en janvier dernier, avant d’être soumis à une enquête menée par le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), relevant de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), dans le cadre d’investigations préliminaires portant sur des activités jugées hostiles aux institutions nationales et des soupçons de collaboration avec des services de renseignement étrangers.
« Filmer des sites sensibles »
Selon les éléments de l’enquête, le mis en cause aurait été chargé de filmer des sites sensibles et de transmettre ces images à des parties étrangères, dans le but de porter atteinte aux institutions de l’État. Les investigations ont également évoqué des liens présumés avec le front Polisario, ainsi que son implication dans des activités visant à inciter à des actes ccontre le système institutionnel du Royaume.
Les investigations se poursuivent sous la supervision du procureur général du Roi près la Cour d’appel de Fès. Plus de 30 interceptions téléphoniques ont été ordonnées afin d’identifier d’éventuels complices et de déterminer l’étendue du réseau et des ramifications potentielles de cette affaire.
