La quatrième édition du programme de formation des observateurs électoraux africains a été lancée ce…
Gouvernance 2025: le Maroc recule à la 75e position mondiale
Publié le
Le Maroc dégringole de cinq places dans le Classement de la Bonne Gouvernance 2025, publié par le Chandler Institute of Governance de Singapour. Le Royaume se retrouve désormais à la 75e position sur 120 pays évalués, affichant un score de 0,466 sur 1.
Cet indice ne se contente pas de mesurer les résultats ; il évalue surtout la capacité institutionnelle des gouvernements à bien gouverner. Il s’appuie sur sept piliers principaux et 35 indicateurs couvrant des domaines clés de la gouvernance publique.
Au niveau africain, le Maroc se classe 4e, derrière l’Île Maurice (51e mondiale), le Rwanda et le Botswana. Le Royaume devance néanmoins des nations comme l’Afrique du Sud et la Tanzanie.

Sur le plan régional, les Émirats arabes unis dominent le classement arabe (9e mondial), suivis par l’Arabie saoudite (38e). Le Maroc se positionne derrière la Turquie, mais devance l’Égypte, la Tunisie et l’Algérie.
Le Maroc excelle dans le pilier « Leadership et vision stratégique », se hissant à la 50e place mondiale, avec une remarquable 28e position pour la « vision à long terme ». Toutefois, le leadership éthique (71e) reste un point faible.

À l’opposé, les résultats sont plus préoccupants dans le pilier « Aider les citoyens à progresser », où le pays chute à la 85e place. Les indicateurs les plus faibles concernent l’éducation (97e), les services publics (103e), l’emploi (109e) et l’égalité des genres (112e).
Concernant les « Institutions solides« , le Maroc recule à la 87e position, soulignant des défis persistants en matière de qualité et d’indépendance institutionnelles.
Dans le domaine des « Marchés attractifs », le Royaume se classe 71e. Malgré une bonne performance en stabilité des lois commerciales (26e mondiale), des faiblesses notables persistent dans les droits de propriété (83e) et l’attractivité des investissements (73e).
Pour le pilier « Lois et politiques solides », le Maroc est 76e. Les résultats sont mitigés pour la protection des droits (75e), la qualité de la justice (64e) et la transparence (92e). Ces données soulignent un besoin d’améliorer la diffusion de l’information sur la gouvernance et les finances publiques.
En matière de gestion financière, le Maroc occupe la 70e place, grâce à des indicateurs positifs comme l’efficacité des dépenses publiques (71e) et les risques de crédit (58e). Cependant, le déficit budgétaire reste une faiblesse marquée, classant le pays 85e pour l’excédent budgétaire.
Dans le pilier « Influence et rayonnement global », le Maroc se classe 73e. Bien qu’il affiche une bonne performance diplomatique (32e), son impact global reste limité, avec des classements plus faibles en commerce international (83e), identité nationale (79e) et puissance du passeport (84e).
Malgré quelques avancées, les inégalités sociales demeurent un point noir pour le Maroc. Le pays est classé 83e pour la distribution des revenus et 112e pour les inégalités de genre, bien qu’il se positionne mieux en matière de non-discrimination (52e).
Singapour maintient sa première place, suivie du Danemark et de la Norvège. En queue de peloton, on retrouve le Venezuela, la Sierra Leone et l’Angola.

Pour rappel, en 2024, le Maroc occupait la 70e place de l’Indice Chandler de la bonne gouvernance, avec un score de 0,474.
