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Le Maroc, nouvel eldorado des Israéliens d’origine marocaine, selon i24NEWS (vidéo)
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Dans un contexte géopolitique tendu depuis le 7 octobre 2023, une chaîne israélienne met en lumière le retour croissant d’Israéliens d’origine marocaine vers le Royaume chérifien. Quête identitaire, nostalgie des racines ou simple envie de fuir le climat tendu que traverse leur pays? Les réponses de la chaîne israélienne i24News qui a mené l’enquête.
Alors que la normalisation entre le Maroc et Israël reste un sujet de controverse au sein de l’opinion publique, un reportage de la chaîne israélienne i24NEWS braque les projecteurs sur une réalité nouvelle: celle d’Israéliens d’origine marocaine ayant choisi de vivre au Maroc, à la recherche d’une identité retrouvée entre attachement culturel, mémoire familiale et espoir d’acceptation.
Diffusé dans un contexte géopolitique explosif depuis le 7 octobre 2023, le documentaire suit plusieurs profils singuliers, tous unis par un même héritage : celui du judaïsme marocain, longtemps enfoui sous le poids de l’exil et de l’oubli.
Tiraillement identitaire
Parmi les témoins, Kobi Yfrah, né à Dimona et installé à Marrakech depuis dix ans, incarne ce tiraillement entre deux appartenances : « Je suis Marocain et Israélien. Les deux », affirme-t-il, conscient des regards ambivalents que son statut suscite dans l’espace public.
Ce père de famille engagé dans la préservation de la mémoire juive au Maroc a cofondé l’association Koulna (« Nous tous »), qui forme des guides marocains à l’histoire juive du pays. Grâce à leur travail, des lieux fermés depuis plus de quarante ans rouvrent, non comme musées, mais comme espaces vivants du patrimoine partagé.
Autre profil marquant, Pini Peretz, humoriste et créateur de contenus, vit également à Marrakech, où il travaille avec des artistes marocains musulmans. Parfaitement intégré, il enchaîne collaborations et représentations, affirmant que l’identité ne constitue pas un frein dès lors que le dialogue est sincère.
Femmes, patrimoine et société : un Maroc plus nuancé
Le reportage donne aussi la parole à Einat Levy, installée à Rabat depuis 2020. Petite-fille de juifs originaires de Meknès et Aït Ishaq, elle confie: «Si on m’avait dit il y a dix ans que je vivrais au Maroc, j’aurais pensé que c’était une hallucination ».
Son premier séjour d’étude s’est transformé en retour aux sources. Elle s’émerveille de la place des femmes dans le commerce marocain, affirmant : « Les femmes inspirent confiance ici. Faire des affaires est naturel ».
Einat illustre ainsi une facette souvent négligée dans les débats : celle d’un Maroc ouvert, pragmatique et humain, loin des caricatures diffusées à l’étranger.
L’ombre de Gaza
Mais cette coexistence harmonieuse est périodiquement fragilisée par l’actualité. Les manifestations pro-palestiniennes, massives depuis octobre 2023, ravivent les lignes rouges de l’acceptation sociale.
Pourtant, comme le souligne Kobi : « Je ne ressens pas de peur ici. Mais pour beaucoup, je suis juste un juif marocain, pas un Israélien ».
Cette distinction identitaire subtile, souvent synonyme de tolérance, montre que les Marocains parviennent à faire la part des choses entre dimension politique et appartenance culturelle.
