Intempéries au Maroc: le déficit hydrique significativement réduit (DGM)

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Baraka: avec les récentes précipitations, le déficit hydrique baisse de 70% à 57% par rapport à une année normale
Le barrage Youssef Ibn Tachfine sur l'oued Massa, dans la province de Tiznit. © Unsplash

Les fortes précipitations au Royaume ont un impact significatif sur le déficit hydrique et l’année agricole, selon la Direction générale de la météorologie. Les détails.

Le Maroc connait des intempéries exceptionnelles depuis plusieurs semaines. «Depuis le 22 février 2025, le Maroc a enregistré d’importantes précipitations, favorisées par des conditions météorologiques particulièrement humides», fait savoir la Direction générale de la météorologie (DGM) dans un avis publié lundi, ajoutant que les quantités de pluie relevées varient de 8 mm à un maximum de 349 mm.

A Tanger, en particulier, les précipitations cumulées sur la période concernée, soit 349 mm, représentent plus de la moitié des précipitations annuelles normales. A Chefchaouen, la DGM a enregistré 341 mm, soit plus du tiers des précipitations annuelles normales, «dont 318 mm sont tombées entre le 7 et le 15 mars». Enfin, Ifrane affiche des cumuls atteignant 275 mm, soit «le double de la moyenne des précipitations pour tout le mois de mars».

pluviométrie maroc
©Direction générale de la météorologie

La DGM fait également état d’importantes chutes de neige dans les montagnes du Grand Atlas et du Rif. Il s’agit de 60 cm à Jbel Azourki (Azilal), 40 cm à Itzer (Midelt), 30 cm à Zaouiat Ahansal et Tabant (Azilal), 25 cm à Bouiblane, et 15 cm à Oukaimden, précise l’institution, ajoutant que les dernières chutes de neige ont couvert une superficie de plus de 14.000 km2.

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Par ailleurs, sur la période du 1er septembre 2024, date symbolique du début de la saison agricole, au 15 mars 2025, «la moyenne des précipitations enregistrées au Maroc a atteint 112 mm». Cette pluviométrie représente «un excédent de 85,4 % par rapport à la moyenne des précipitations enregistrées durant la précédente année agricole et qui s’élevait à 60,5 mm», mais elle reste cependant «déficitaire de 18,4 % par rapport à la normale annuelle (137 mm)».

La DGM indique que ces précipitations ont contribué à réduire le déficit pluviométrique dans tous les bassins hydrauliques. Et de noter que «le bassin de Guir-Ziz-Ghris connaît un excédent depuis le début de l’année hydrologique suite aux précipitations exceptionnelles du mois de septembre sur le Sud-Est du Maroc».

Au final, «le Maroc a reçu en moyenne plus du double des précipitations habituellement enregistrées sur cette période, contribuant ainsi à réduire significativement le déficit hydrique», conclut-on.

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