Intempéries au Maroc: pourquoi le Nord bascule en vigilance rouge (DGM)

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Ksar El Kébir inondée
Une mosquée se dresse le long d'une rue principale inondée à Ksar el-Kebir, le 29 janvier 2026. © AFP

La Direction générale de la météorologie (DGM) a alerté sur une situation météorologique exceptionnelle touchant le nord du Maroc, conséquence directe d’une série d’intempéries qui frappent également la péninsule ibérique et le sud de la France.

Les régions de Rif et du Tangérois sont sous le choc d’une configuration météorologique exceptionnelle. Entre air polaire et humidité subtropicale, la Direction générale de la météorologie (DGM) tire la sonnette d’alarme: le risque de crues soudaines est à son paroxysme.

Ce n’est plus une simple pluie d’hiver, c’est un assaut atmosphérique. Depuis quelques jours, le nord-ouest du Maroc, à l’instar du sud de la France et de la péninsule ibérique, est le théâtre d’un phénomène météorologique d’une rare intensité. La DGM a ainsi placé plusieurs provinces en vigilance rouge, avec des prévisions de cumuls dépassant les 150 mm par endroits.

La mécanique du chaos

Comment expliquer un tel déchaînement des éléments? La DGM pointe du doigt un choc thermique à l’échelle planétaire, avec d’un côté, de l’air froid polaire descendu tout droit d’Amérique du Nord, et de l’autre, des masses d’air chaud et humide venues des zones subtropicales.

 

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Ce contraste thermique extrême agit comme un dopant sur le « courant-jet » (jet stream), ce vent d’altitude qui dirige les tempêtes. Résultat: une véritable «rivière atmosphérique» s’est formée, canalisant d’énormes quantités de vapeur d’eau directement vers le détroit et les reliefs du Rif.

Intempéries: le Rif et le Tangérois en ligne de mire

Pour la journée du mercredi 4 janvier, la situation est jugée critique à Chefchaouen, Tétouan et dans l’ensemble du Rif. Les chiffres donnent le vertige: entre 100 et 150 mm de pluie sont attendus. Mais au-delà du volume total, c’est la violence du phénomène qui inquiète. « C’est surtout le caractère orageux et concentré des précipitations qui impose une vigilance maximale », prévient la DGM.

 

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Dans ces zones aux reliefs accidentés, les bassins versants sont extrêmement réactifs. Quelques dizaines de minutes de pluies torrentielles suffisent pour transformer des oueds asséchés en torrents dévastateurs.

Vigilance: l’heure est à la prudence

Face à ce risque hydrométéorologique élevé, les recommandations de la DGM sont claires: éviter les points bas et les zones inondables, car le danger de crues soudaines et de ruissellements rapides est réel.

Lire aussi. Alerte météo: pluies, neige et vent, Chefchaouen et Tétouan en vigilance rouge dès ce mardi

La DGM appelle également à un respect strict des bulletins d’alerte. Dans le Nord, l’heure n’est plus à la contemplation des paysages verdoyants, mais à la protection des vies et des biens face à une nature qui reprend ses droits avec une force inédite.

Un chiffre à retenir: 150 mm. C’est le cumul local maximum attendu dans le Rif pour la seule journée de mercredi, soit l’équivalent de plusieurs semaines de pluie en temps normal.

 

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