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Presse: l’ANME salue l’adoption des projets de loi relatifs au CNP et aux journalistes professionnels
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L’Association nationale des médias et des éditeurs (ANME) salue l’adoption, jeudi 3 juillet en Conseil de gouvernement, des projets de loi relatifs à la réorganisation du Conseil national de la presse (CNP – projet de loi 26.25) et à la révision du statut des journalistes professionnels (projet de loi 27.25).
Dans un communiqué, l’ANME qualifie cette réforme de «tournant majeur» pour la régulation de la profession journalistique au Maroc, estimant qu’elle met fin à une période de «vide institutionnel» tout en renforçant les mécanismes d’autodiscipline et de professionnalisation du secteur.
Le texte adopté, fruit de concertations élargies entre les différents acteurs du paysage médiatique, s’inscrit selon l’ANME dans une volonté affirmée de bâtir un cadre conforme aux principes constitutionnels de liberté d’expression, de responsabilité et de gouvernance professionnelle.
Tout en dénonçant les critiques virulentes qui ont accompagné le processus législatif, l’Association regrette le climat «tendu et dénigrant» de certains débats, accusant certains détracteurs de vouloir «occulter l’essentiel: consolider la déontologie et la démocratie au sein du secteur».
L’ANME appelle à une presse responsable
L’ANME insiste sur la nécessité d’un déploiement rapide et rigoureux de ces réformes afin de protéger les journalistes professionnels véritables, soutenir les entreprises médiatiques crédibles et lutter contre le chaos informationnel, les usurpations d’identité professionnelle ainsi que la politisation abusive du statut de journaliste via les réseaux sociaux.
Dans ce sens, elle appelle à sanctionner fermement les pratiques illégales et les atteintes à la crédibilité du métier.
Un modèle économique à repenser
Au-delà des réformes législatives, l’ANME estime que cette phase doit servir de tremplin pour bâtir un modèle économique viable et cohérent pour la presse marocaine. Car, selon elle, «un journalisme libre et indépendant repose avant tout sur l’existence de structures professionnelles solides, rentables et autonomes».

Elle exprime également sa stupeur face aux tentatives de dénigrement dont sont victimes certains organes de presse engagés dans une démarche éthique, soulignant que la véritable réforme ne saurait prospérer dans un climat de clientélisme ou d’impunité, mais uniquement à travers l’émergence de médias entrepreneurs, innovants et responsables.
