Céréales: Une récolte «exceptionnelle» en vue, carburants: la libéralisation atteint ses limites, 22 stations déclarées…
La revue de presse quotidienne du vendredi 22 mai
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Entre réformes sociales majeures, défis structurels de l’emploi et diplomatie au beau fixe, l’actualité nationale s’articule ce matin autour des grands chantiers économiques et des réalités sociales du Royaume. De la refonte de l’aide sociale à l’alerte sur le capital humain, en passant par l’ambiance des souks à l’approche de l’Aïd, voici les principaux titres de la presse marocaine parue ce vendredi 22 mai:
Le Matin
Aide sociale directe : le dispositif sera ajusté pour encourager l’emploi déclaré
Le gouvernement veut lever l’un des principaux freins à l’intégration des bénéficiaires de l’aide sociale directe dans le marché du travail formel. Le projet de loi n°041.26, adopté jeudi par le Conseil de gouvernement, s’inscrit dans le cadre de la poursuite du chantier de généralisation de la protection sociale et de la consolidation des fondements de l’État social, conformément aux Hautes Orientations Royales ainsi qu’aux dispositions de l’article 31 de la Constitution et de la loi-cadre 09.21 relative à la protection sociale, qui prévoit l’adaptation continue du cadre juridique aux évolutions économiques et sociales.
L’Economiste
Vieillissement: Le Maroc face au mur du financement social
Poids élevé de l’informalité, emploi déclaré limité, cotisations sociales irrégulières… le marché du travail reste structurellement dominé par une économie faiblement contributive. Face à un sous-emploi chronique et à une précarité des statuts, le système de protection sociale se retrouve sous pression, limitant ainsi la portée des réformes de généralisation de la couverture médicale et de la retraite.
Aujourd’hui le Maroc
Chambre des représentants : La loi sur les avocats adoptée à la majorité
Le projet de loi N°66.23 relatif à la réglementation de la profession d’avocat a été approuvé par 163 voix pour et 57 contre à la Chambre des représentants. Le texte prévoit plusieurs nouveautés, notamment l’adoption d’un système de concours au lieu du système d’examen, afin d’attirer les meilleures compétences.
Al Bayane
Le partenariat maroco-français vit ses moments les plus forts et contribue à la sécurité et à la stabilité régionales
Le partenariat maroco-français vit ses moments les plus importants et les plus forts à tous les niveaux, a affirmé mercredi à Rabat le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita. S’exprimant lors d’un point de presse à l’issue de ses entretiens avec le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, en marge de la 2e Conférence Ministérielle sur le Maintien de la Paix en Environnement Francophone, coprésidée par le Maroc et la France, M. Bourita a souligné que ce partenariat contribue non seulement au renforcement des relations entre les deux pays, mais il a également un impact sur la sécurité et la stabilité à l’échelle régionale.
Les Inspirations Eco
Capital humain au Maroc: Alerte sur le gâchis des talents
Et si la moitié des diplômés marocains n’étaient pas sur le marché du travail par choix, mais par défaut de structure ? Le dernier rapport de la Banque mondiale chiffre le manque à gagner à 24% du PIB futur. Deuxième point d’accroche : Une saga économique silencieuse que le Royaume ne peut plus ignorer alors que l’indice HCP pointe le secteur de l’emploi comme le talon d’Achille de la prospérité nationale.
Libération
Aïd Al-Adha au Maroc : Entre foi, inflation et angoisse sociale
Dans un grand souk improvisé à l’entrée de Casablanca, les bêlements couvrent presque le bruit des moteurs. Sous des bâches poussiéreuses, des dizaines de moutons attendent leurs acheteurs tandis que des hommes négocient, calculatrice à la main, dans une atmosphère mêlant tension et résignation. A quelques jours de l’Aïd Al-Adha, le spectacle semble familier. Pourtant, derrière l’abondance apparente du bétail une autre réalité s’impose : pour une partie croissante des Marocains, acheter un mouton relève désormais de l’épreuve économique.
