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Cyberattaques: le Maroc, 1ère cible en Afrique et 3e au monde, selon un rapport
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Le Maroc se classe désormais parmi les pays les plus ciblés par les cyberattaques à l’échelle mondiale, selon le dernier rapport international de Hackmanac, une plateforme spécialisée dans l’analyse des menaces cybernétiques.
Avec 27 attaques enregistrées entre le 4 et le 10 juin, le Royaume occupe la troisième place mondiale, derrière l’Italie (44 attaques) et les États-Unis (43 attaques). Ce chiffre marque une hausse spectaculaire par rapport au mois de mai, où seulement 14 attaques avaient été recensées — près du double en un mois.
Inquiétude croissante
Sur le plan continental, le Maroc domine le classement africain, largement devant l’Afrique du Sud (2 attaques sur la même période). Le rapport ne recense néanmoins aucune cyberattaque majeure dans les autres pays d’Afrique, soulignant la position du Maroc comme cible principale sur le continent.
Ce bond inquiétant met en lumière une vulnérabilité croissante des infrastructures numériques marocaines. Les ministères, les institutions militaires et les corps de sécurité sont parmi les secteurs les plus ciblés, illustrant une tendance mondiale préoccupante.
Selon Hackmanac, 218 cyberattaques ont été recensées dans 34 pays en juin, dont 26 jugées critiques (soit 12% du total). Près de 16,6 téraoctets de données sensibles ont été compromis, révélant l’ampleur des failles exploitées.
NoName057(16) et JabaRoot DZ pointés du doigt
La majorité des attaques observées cette semaine sont attribuées au groupe NoName057(16). Très actif sur le clear web et le dark web. Il aurait revendiqué 46 intrusions, ciblant en priorité des infrastructures publiques.
Depuis avril, plusieurs institutions marocaines ont été visées, dont notamment la CNSS,ainsi que les ministères de l’Agriculture et de l’Emploi. Récemment, un groupe nommé JabaRoot DZ a affirmé avoir piraté le ministère de la Justice, révélant des données sensibles sur des juges et fonctionnaires. Ce point a été formellement démenti par les autorités, qui ont assuré qu’aucune faille n’a été détectée.
Face à cette intensification des attaques, les autorités marocaines sont appelées à renforcer urgemment leur arsenal de cybersécurité. La multiplication des offensives ciblées, la sophistication croissante des groupes impliqués et la gravité des pertes imposent une réponse rapide, stratégique et régionale.
