Liban: le témoignage d’une Marocaine fuyant les bombardements israéliens

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Une famille assise avec ses affaires à l'arrière d'un camion alors qu'elle attend dans un embouteillage dans la ville de Sidon, au sud du Liban, le 23 septembre 2024. ©AFP

Une Marocaine vivant au Liban depuis plusieurs années relate pour H24Info comment elle a fui Nabatieh, ville du sud du pays qui subit des bombardements de l’armée israélienne.

Depuis lundi, l’armée israélienne mène des frappes contre des positions du Hezbollah dans le sud du Liban. Ces attaques ont fait plus de 600 morts au Liban, dont de nombreux civils, tandis que le mouvement islamiste, soutenu par l’Iran, a multiplié les tirs de roquettes vers le nord de l’Etat hébreu et visé pour la première fois avec un missile Tel-Aviv, dans le centre du pays.

Entre les deux camps, des populations vivant dans les zones de conflit sont aux abois, entre le bruit assourdissant des avions de chasse israéliens au-dessus de leurs têtes et les explosions autour d’eux. L’hystérie et la terreur règnent, comme l’a confié à H24Info une Marocaine vivant au Liban depuis une trentaine d’années.

Résidente de Nabatieh, notre source, qui a requis l’anonymat, explique qu’elle a quitté lundi matin cette ville qui essuie les bombardements israéliens depuis plusieurs jours, avec sa fille adulte. «Sur la route, il y avait des embouteillages monstres, à côte des explosions», relate-t-elle.

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«La plupart des gens ont quitté la région pour Beyrouth», poursuit notre interlocutrice, qui loue actuellement un appartement dans la capitale libanaise. «Nous sommes en sécurité», ajoute-t-elle, assurant avoir pu quitter Nabatieh avec «le nécessaire», car elle «voyait déjà arriver la situation» actuelle.

Et que font les autorités consulaires marocaines? «J’ai appelé plusieurs fois l’ambassade du Maroc, mais ils m’ont dit qu’ils attendent des instructions du pays», conclut notre source.

Appel à un cessez-le-feu immédiat

Pour la quatrième journée consécutive, l’armée israélienne a mené ce jeudi des dizaines de frappes contre le Hezbollah, qui a annoncé avoir visé des installations de production militaire près de Haïfa, le grand port du nord d’Israël.

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Des bombardements intenses ont notamment visé l’est du Liban, l’un des fiefs du mouvement islamiste, où une frappe a fait 20 morts, presque tous des Syriens, à Younine, une localité proche de Baalbeck, selon le ministère libanais de la Santé.

Selon l’ONU, les bombardements ont par ailleurs jeté plus de 90.000 personnes sur les routes au Liban. Parmi ces dernières, plus de 22.000 sont entrées en Syrie, ont indiqué des sources sécuritaires dans ce pays.

Face à cette escalade qui menace d’entraîner le Proche-Orient dans la guerre, la France et les Etats-Unis, rejoints par des pays arabes, occidentaux et européens, ont appelé mercredi à un « cessez-le-feu immédiat de 21 jours » pour « donner une chance à la diplomatie« .

 

Avec AFP

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