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Madrid, Paris puis Lisbonne: itinéraire d’échecs pour l’ambassadeur algérien Saïd Moussi
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De Madrid à Lisbonne en passant par Paris, l’ambassadeur algérien Saïd Moussi accompagne, malgré lui, l’effondrement diplomatique d’Alger face au plan marocain d’autonomie pour le Sahara.
Là où il est envoyé, les bonnes nouvelles s’enchaînent… mais pour la diplomatie marocaine. L’ambassadeur algérien Saïd Moussi semble s’être mué en oiseau de bon augure pour la cause nationale. Après Madrid, où son mandat a coïncidé avec le revirement historique de l’Espagne en faveur du plan d’autonomie marocain, puis Paris, qui a également fini par reconnaître la marocanité du Sahara, voilà que Lisbonne entre dans la danse. À peine débarqué au Portugal, il voit ce pays afficher ouvertement son soutien à la souveraineté du Maroc sur son Sahara, dans une déclaration commune sans ambiguïté.
Saïd Moussi, symbole d’une décadence
Alors que la dynamique internationale autour de la proposition marocaine d’autonomie au Sahara s’intensifie, le soutien clair du Portugal au plan marocain vient consacrer un tournant. À travers cet appui, une figure diplomatique algérienne revient dans l’actualité malgré elle: Saïd Moussi, ambassadeur en poste successivement à Madrid, Paris et Lisbonne, est devenu malgré lui un symbole de la débacle diplomatique de l’Algérie face à la montée en puissance de la diplomatie marocaine, en particulier le projet d’autonomie porté par Rabat.
C’est un nouveau revers diplomatique pour Alger. Hier mardi 22 juillet, le Portugal a officiellement exprimé, à travers une déclaration conjointe signée à Lisbonne, son soutien clair et sans équivoque au plan d’autonomie marocain comme « base sérieuse, crédible et réaliste » pour résoudre le conflit du Sahara. Ce positionnement stratégique place Lisbonne aux côtés de Madrid et Paris, scellant un glissement profond au sein des capitales européennes traditionnellement courtisées par l’Algérie.

Saïd Moussi n’avait qu’une mission…
En cinq ans, ce haut fonctionnaire des affaires étrangères algériennes a été dépêché dans trois capitales européennes clés — Madrid, Paris, puis Lisbonne — avec une seule mission : contenir la progression de la reconnaissance du plan marocain d’autonomie. Résultat : un triptyque d’échecs diplomatiques qui illustre l’usure des outils de la diplomatie algérienne.
En Espagne, où il est nommé en 2019, Moussi arrive dans un climat tendu. L’Algérie espère alors entraver le rapprochement de Madrid avec Rabat. Peine perdue : en mars 2022, l’Espagne officialise son soutien au plan d’autonomie marocain, qualifié de « base la plus sérieuse et réaliste« . Face au tollé à Alger, Moussi est rappelé dans une ambiance de crise.
Échecs en cascade
À peine le temps de digérer cet échec que Paris devient sa nouvelle destination. Là encore, le scénario se répète. Dans une inflexion majeure, la France exprime en 2023 un soutien explicite à la solution d’autonomie marocaine, considérée comme la voie réaliste vers un règlement définitif. L’ambassadeur algérien quitte ses fonctions sans fracas mais sans victoire.
Dernière tentative : Lisbonne, que l’Algérie perçoit comme un terrain plus malléable. Pourtant, ce 22 juillet 2025, le Portugal referme la boucle, saluant l’initiative marocaine dans des termes quasi identiques à ceux de Madrid et Paris. Saïd Moussi devient ainsi le dénominateur commun d’une série de ruptures diplomatiques qui affaiblissent le front de soutien à la position algérienne sur le Sahara.
Reconnaissance de Tebboune
Ce constat d’échec semble partagé jusque dans les cercles du pouvoir à Alger. Le président Abdelmadjid Tebboune, dans un récent entretien télévisé, reconnaissait que son pays « traite toujours le dossier du Sahara comme si nous étions en 2005 ». Un aveu qui met en lumière le décalage croissant entre les méthodes diplomatiques algériennes et les réalités mouvantes de la géopolitique contemporaine.
Lire aussi: Sahara: le Portugal soutient le plan d’autonomie marocain
Envoyé sans marges de manœuvre, sans vision rénovée et sans capacité d’influence durable, Saïd Moussi apparaît aujourd’hui comme un témoin involontaire du déclin d’une diplomatie figée, incapable d’adapter ses discours aux nouvelles donnes stratégiques.
Le Portugal, en tant que pays atlantique, salue les Initiatives Atlantiques lancées par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en faveur du Continent africain
(Déclaration Conjointe)https://t.co/hUn8vjjKUe pic.twitter.com/IRRFdym0i7— Maroc Diplomatie 🇲🇦 (@MarocDiplomatie) July 22, 2025
Pendant ce temps, le Maroc multiplie les percées diplomatiques, fort d’un projet d’autonomie, mais aussi d’idées de projets et de partenariats renforçant la coopération internationale. C’est ainsi qu’il s’impose en tant qu’un acteur international incontournable, capable de rendre son initiative sage et crédible comme la solution de référence aux yeux de la communauté internationale.
#Sahara_marocain : La République portugaise exprime « son plein soutien à l’initiative marocaine d’autonomie comme la base la plus sérieuse, crédible et constructive pour le règlement de ce différend » (Déclaration Conjointe)https://t.co/c2X3rSAE93 pic.twitter.com/rJAKxPfdDj
— Maroc Diplomatie 🇲🇦 (@MarocDiplomatie) July 22, 2025
