La récente normalisation des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël ne peut être commentée…
Maroc: 13 opposants à la normalisation avec Israël condamnés à de la prison avec sursis
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Le tribunal de première instance de Salé a condamné, ce jeudi 26 décembre, 13 opposants à la normalisation avec Israël, poursuivis à la suite d’un sit-in devant un supermarché de la ville, à six mois de prison avec sursis, assortis d’une amende de 2.000 dirhams.
Ces militants du Front marocain de soutien à la Palestine et de lutte contre la normalisation ont été poursuivis en liberté pour «participation à une manifestation non autorisée» et, pour l’un d’entre eux, «incitation à la manifestation», en lien avec une manifestation appelant à boycotter une enseigne de la grande distribution perçue comme un soutien à Israël, le 25 novembre 2023.
Dans un communiqué publié à la suite de ces jugements, l’Observatoire marocain contre la normalisation condamne «ce procès injuste» et «des jugements prononcés à la suite d’audiences marathon». L’organisation présidé par Ahmed Ouihmane déplore, au contraire, la «suspension des poursuites judiciaires à l’encontre des collaborateurs du sionisme au Maroc, malgré les nombreuses plaintes déposées à leur sujet par des organisations civiles, sans que des démarches juridiques aient été entreprises».
L’observatoire exprime également «sa solidarité totale avec les militants honorables qui représentent le pouls du peuple marocain» et exige «la suspension des poursuites injustes contre toutes les personnes libres qui s’opposent à la normalisation, manifestent contre le génocide et le nettoyage ethnique perpétrés par les sionistes, ainsi que les crimes de l’armée d’occupation, dénoncés par le monde entier, et qui exposent les complices de ces crimes».
La liste des condamnés inclut Madmad Tayeb, Abdelilah Benabdeslam, Ben Saka Khaled, Abdelmajid Chhiba, Salheddine Tayeb, Badreddine Jbara, Soufiane El Mansouri, Abdelouahed Rachad, Redouane Rifaï, Abdelilah Mellouki, Anas Boustani, Abderrazak Amer et Mohammed Sahnoun.
