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Sahara: trois bergers blessés dans l’explosion d’une mine laissée par le Polisario à Bir Gandouz
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Trois éleveurs blessés, dont un grièvement, après l’explosion d’une mine qui a endommagé leur 4×4 dans la région de Bir Gandouz. Un accident qui ravive les inquiétudes sur les dangers des mines laissées par le Polisario dans les provinces du Sud du Maroc.
Un grave incident s’est produit jeudi en fin d’après-midi dans la zone dite «As-Safya», située dans les environs de Bir Gandouz (288 km au sud de Dakhla), dans les provinces du Sud du Maroc. Une mine terrestre a explosé, blessant trois éleveurs qui circulaient à bord d’un véhicule tout-terrain.
Selon les premières informations disponibles, l’un des blessés est dans un état critique et a été transféré en urgence à l’hôpital régional de Dakhla où il a été admis en soins intensifs. Les deux autres victimes, dont un ressortissant originaire d’un pays d’Afrique subsaharienne, ont été légèrement blessées et leur état est jugé stable.
Intervention rapide des secours
Aussitôt alertées, les autorités locales, les éléments de la Gendarmerie royale et les équipes de la Protection civile se sont rendus sur les lieux du drame.
L’intervention rapide a permis de sécuriser le périmètre et d’ouvrir une enquête de terrain afin de déterminer les circonstances exactes de l’explosion et l’origine de la mine, selon les informations du média local Dakhla TV.
Un risque toujours présent
Cet incident rappelle une nouvelle fois le danger permanent que représentent les mines antipersonnels et autres engins explosifs laissés dans certaines zones zones du Sahara marocain. Les bergers et éleveurs, souvent amenés à fréquenter des régions isolées et mal balisées, restent les plus exposés à ces risques.
Bien que les Forces armées royales (FAR) et les équipes de déminage mènent des opérations régulières de nettoyage et de sécurisation du territoire, des zones contaminées subsistent, menaçant la sécurité des populations nomades et rurales.

Des voix de la société civile ont appelé à renforcer les campagnes de sensibilisation auprès des communautés locales, à mettre à jour les cartes des zones dangereuses, et à installer des panneaux de signalisation clairs dans les secteurs à risque.
Elles plaident également pour une indemnisation rapide des victimes et un accompagnement psychologique et médical pour les familles affectées.
